Depuis la Révolution Française, le privilège de naissance est officiellement aboli.
Qu'une vie dépende de la naissance, noble ou roturier, nous semble innacceptable. Déjà dans l'Ancien Testament, le roi Salomon était né d'une union peu légitime de David avec Betshabé. On rencontrait des Juges nés de prostituées. Jésus est le fils d'une fille mère, d'une famille pauvre.
Mais aujourd'hui, le privilège de naissance n'est-il pas de retour ?
Je ne parle pas du fait qu'un fils d'ouvrier a 7 fois moins de chance d'accéder à l'université qu'un enfant de cadre supérieur. En 1970, c'était 28 fois mois.
Il y a un autre privilège qui lui s'accentue.
Le privilège de vivre dans un pays riche est de plus en plus réservé à ceux qui y sont nés.
Pourtant, quoi de plus hasardeux que cela ?
La bible n'est-elle pas pleine d'histoire de migrations, montrant que cela participe de l'humanité même.
Mais pourtant aujourd'hui pour défendre ce privilège de naissance, les pays du Nord semblent être prêt à tout.

A soutenir un dictateur comme Khadafi pour qu'il ouvre avec de l'argent de l'Union Européenne des camps pour retenir les sans-papiers expulsés.
Que se noient en haute mer des humains qui ont fui leur pays sur des embarcations de fortune.
Que meurent dans le désert des personnes qui cherchent un avenir meilleur.
A séparer des familles dont on expulse le père alors que la mère est en France, avec souvent des enfants nés en France.
Qu'on quadrille des quartiers, comme celui où je suis pasteur, pour arrêter au faciés le plus de gens possible, des rafles.
Enfin, à enfermer dans des centres de rétention qui ressemblent de plus en plus à des prisons des hommes, des femmes, voir des enfants, des bébés, des personnes âgées atteinte de la maladie d'Halzeimer.
Hier les trompettes des Israélites faisaient tomber les murailles de Jericho.
Hier, le peuple de Paris faisait tomber les murs de la Bastille.
Samedi, dans toute l'Europe auront lieu des manifestations contre l'enfermement des sans-papiers.
A Paris, elle partira de la Porte Dorée à 14h vers le centre de rétention de Vincennes.