Samedi soir, la Fance avait perdu son match face à l'Angleterre.

Sébastien Chabal était à genoux face contre terre.
Et celui qui était présenté comme la bête, le monstre, la force brute, pleurait.

J'ai pensé au roi David après que Jonathan lui annoncé qu'il ne reviendrait plus à la cour :
« David se leva du côté du midi, puis se jeta le visage contre terre et se prosterna trois fois. Les deux amis s'embrassèrent et pleurèrent ensemble, David surtout fondit en larmes. » 1, samuel 20, 41

J'ai pensé au chant de David quand il apprend que Saül et Jontahan sont morts au combat.

« Les héros sont tombés au milieu du combat. Jonathan a succombé sur tes collines Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère! Je t'aimais tant ; Ton amour pour moi était une merveille, Au-dessus de l'amour des femmes. Comment des héros sont-ils tombés ? Comment leurs armes se sont-elles perdues ? (2 samuel 1,25-27)

Ainsi ce sont des hommes forts, puissants, près à affronter la violence, les combats.
Mais c'est au coeur de cette force qu'apparaîssent les pleurs.
Un chabal, un roi David, ça pleure.
Au coeur de la force apparaît la faiblesse, sans se soucier des images, des regards, des clichés.
Merci aux auteurs de la bible, merci à Sébastien Chabal.
Ça nous laisse un peu de liberté, un peu d'espace pour tenter d'avoir des vies un plus respirable aux pays des normes, des machines à normalisations massives, la publicité n'étant pas la moindre.
Ces machines à normalisation massives, ces technologies du genre nous serinent à longueur d'images : « un homme c'est comme ça », « une femme c'est comme ça ».
Et non, la brutalité de Chabal, c'est un jeu, une façon de jouer un rôle, celui de joueur de rugby. Ce n'est pas la vérité ou l'essence de l'homme.
Un Chabal, un homme, ça peut aussi pleurer.