C'est beau un Chabal qui pleure
Par -- le lundi 15 octobre 2007, 23:01 - Actualité - Lien permanent
Chronique du 15 octobre 2007 pour Fréquence Protestante
Samedi soir, la Fance avait perdu son match face à l'Angleterre.
Sébastien Chabal était à genoux face contre terre.
Et celui qui était présenté comme la bête, le monstre, la force brute,
pleurait.
J'ai pensé au roi David après que Jonathan lui annoncé qu'il ne reviendrait
plus à la cour :
« David se leva du côté du midi, puis se jeta le visage contre terre et se
prosterna trois fois. Les deux amis s'embrassèrent et pleurèrent ensemble,
David surtout fondit en larmes. » 1, samuel 20, 41
J'ai pensé au chant de David quand il apprend que Saül et Jontahan sont
morts au combat.
« Les héros sont tombés au milieu du combat. Jonathan a succombé sur
tes collines Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère! Je
t'aimais tant ; Ton amour pour moi était une merveille, Au-dessus de
l'amour des femmes. Comment des héros sont-ils tombés ? Comment leurs
armes se sont-elles perdues ? (2 samuel 1,25-27)
Ainsi ce sont des hommes forts, puissants, près à affronter la violence, les
combats.
Mais c'est au coeur de cette force qu'apparaîssent les pleurs.
Un chabal, un roi David, ça pleure.
Au coeur de la force apparaît la faiblesse, sans se soucier des images, des
regards, des clichés.
Merci aux auteurs de la bible, merci à Sébastien Chabal.
Ça nous laisse un peu de liberté, un peu d'espace pour tenter d'avoir des vies
un plus respirable aux pays des normes, des machines à normalisations massives,
la publicité n'étant pas la moindre.
Ces machines à normalisation massives, ces technologies du genre nous serinent
à longueur d'images : « un homme c'est comme ça », « une femme
c'est comme ça ».
Et non, la brutalité de Chabal, c'est un jeu, une façon de jouer un rôle, celui
de joueur de rugby. Ce n'est pas la vérité ou l'essence de l'homme.
Un Chabal, un homme, ça peut aussi pleurer.
Commentaires
meme si je partage cet aviss a 100pr100 je peux dire que c une bonne idee