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  <title>Bloc de Stéphane Lavignotte</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 07:32:16 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Pour la théorie du genre dans les manuels scolaires</title>
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    <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 22:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Gender studies</category>
        <category>Butler</category><category>Un homme cest comme ça !</category><category>Une femme cest comme ça</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ce texte est paru dans Réforme &lt;span class=&quot;st&quot;&gt;n° 3433 - 29 septembre
2011.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    Il est étonnant de constater combien certaines portes ouvertes font encore du
bruit quand on les enfonce. La question du « genre » est l'une
d'entre elles. Apparu dans les années 60 aux Etats-Unis, ce terme désigne la
part sociale de notre identité sexuelle. La biologie nous définit comme être
sexué mais n'explique pas tout : l'éducation, l'interaction sociale, les
représentations collectives, nos histoires personnelles, nos volontés de nous
soumettre ou pas à tout cela, entrent fortement en jeu dans nos façons d'être
homme, femme, homosexuel, hétérosexuel... Les manuels de « Science et vie
de la terre » incriminés par une partie des catholiques et par
l'extrême-droite de l'UMP ne disent pas autre chose que cela.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La théorie du genre, en plein développement dans
les sciences sociales depuis les années 90, ne fait qu'appliquer tardivement
aux questions d'identité sexuelle ce qui est apparu depuis longtemps évident
ailleurs : n'oublions pas qu'au XIXe siècle, le tout biologique était la
justification des inégalités entre races et entre classes sociales. La théorie
du genre dit-elle pour autant que le biologique n'aurait plus aucune influence
? Qu'il n'y aurait pas « au fond » d'hommes et de femmes, que ces
différences n'auraient d'origines que sociales ? Certains courants radicaux
intellectuels ou militants qui s'en réclament vont jusque-là, et la phrase de
Simone de Beauvoir selon laquelle « on ne nait pas femme, on le
devient » le laisse à penser. Mais bien des scientifiques utilisent ce
concept sans aller aussi loin : ce n'est pas parce qu'on reconnaît qu'il existe
un capital qu'on est forcément anticapitaliste ! Dans tous les cas, l'intérêt
de ces courants est de poser des questions qui dérangent nos évidences.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Un seul exemple : hommes et femmes ont des
différences de morphologie. On pourrait se dire que cette différence est
uniquement biologique, or, il a été démontré que ces différences ont évolué au
cours des siècles en fonction de la répartition sociale des rôles : dans des
sociétés où cette répartition est plus égale, les corps sont moins
différenciés. Le biologique est donc construit par le social. Mais en partie,
ou totalement ? En dehors de la différence des rôles dans la reproduction, plus
les recherches avancent, plus les différences qu'on attribuait hier à la
biologie le sont aujourd'hui au social : qui imaginerait encore que c'est pour
des raisons biologiques que la répartition des tâches est inégale dans les
foyers ou que les femmes sont si peu nombreuses dans les assemblées politiques
? Plus dérangeant : l'instinct maternel est-il « naturel » ou
construit socialement ? Ce que pointe la théorie du genre, c'est que loin
d'être des essences éternelles et immuables, les identités sexuelles ont une
histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Au bout du compte, c'est peut-être la volonté de
tout rentrer dans des cases, « social » ou « biologique »,
qui est critiquable. L'évolution des espèces est l'exemple d'un processus
biologique fortement emprunt de social : les adaptations nécessaires d'une
espèce en fonction de l'environnement, des autres espèces, des changements
extérieurs... Est-ce un hasard si ce sont en partie les mêmes réseaux qui
remettent en cause la théorie de l'évolution et qui refusent que la théorie du
genre soit enseignée à l'école ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Depuis plusieurs années, l'Eglise catholique
romaine critique la théorie du genre. En 2005, le Conseil pontifical pour la
famille consacrait au « genre » &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;35 pages de son «lexique des termes ambigus et
controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques» ; l'année
suivant&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal&quot;&gt;e&lt;/span&gt;, les évêques
français lui emboîtaient le pas dans un numéro spécial de « Documents
épiscopats ». La hiérarchie romaine s'inquiète que cette vision, en
remettant en cause le caractère « naturel » des différences
hommes-femmes, mette fin à l'illégitimité des relations entre personnes de même
sexe et fragilise le modèle familial catholique qui insiste sur une
« complémentarité » entre les sexes... signifiant souvent
l'inégalité. Plus fondamentalement, serait remis en cause ce que les
catholiques appellent la &lt;em&gt;théologie naturelle&lt;/em&gt;, à la suite de Thomas
d'Aquin : un ordre naturel, obligatoire et immuable du monde, ordre voulu par
Dieu auquel le social devrait se plier.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Comme protestants, nous ne pouvons voir cette
approche romaine que comme une bizarrerie. Loin d'impliquer une vision immuable
des choses, une théologie naturelle – comme dans la théologie protestante
libérale du Process – ne peut-elle pas signifier un changement permanent du
monde vers des formes diversifiées tendant vers plus de vivant et plus d'amour,
Christ étant la force de changement ? N'est-ce pas glisser vers le paganisme
que de confondre le Tout-Autre avec un certain état de l'espèce humaine à un
moment donné de son évolution et d'attribuer autant d'importance au biologique
par rapport au spirituel ou aux relations humaines ? De la même manière que
l'étonnement saisit toujours un réformé à la vision de ces foules catholiques
adorant un pape, on peut se demander – avec la théologienne anglaise Elizabeth
Stuart – si l'Eglise catholique ne passe pas plus de temps à adorer une famille
et des identités masculines et féminines datées que Christ « en qui il n'y
a plus ni juif, ni grec, ni esclave, ni libre »... ni homme ni
femme...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Stéphane Lavignotte est pasteur à la Mission
populaire évangélique de La Maison Verte (Paris 18e), membre du Carrefour de
chrétiens inclusifs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A lire :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Stéphane Lavignotte, Au-delà du lesbien et du
mâle (La subversion des identités dans la théologie queer d’Elizabeth Stuart),
Van Dieren éditeur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Débat sur la décroissance à Lasalle le 20 juillet</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/07/20/D%C3%A9bat-sur-la-d%C3%A9croissance-%C3%A0-Lasalle-le-20-juillet</link>
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    <pubDate>Wed, 20 Jul 2011 17:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Agenda</category>
            
    <description>    &lt;img src=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/public/.affiche_Lassale_m.jpg&quot; alt=&quot;affiche_Lassale.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;affiche_Lassale.jpg, juil. 2011&quot; /&gt;
&amp;quot;La décroissance, une conversion de nos modes de vie ?&amp;quot; débat sur la
décroissance le mercredi 20 juillet à 18h au temple de Lasalle invité par
l'Eglise réformée du Val de Salendrinque.</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/07/20/D%C3%A9bat-sur-la-d%C3%A9croissance-%C3%A0-Lasalle-le-20-juillet#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Interventions et débats</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/04/03/Ecologie-et-th%C3%A9ologie-%C3%A0-Montpellier-le-16-avril</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Apr 2011 19:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Agenda</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Des débats et conférences à Paris, Lille, Montpellier...&lt;/p&gt;    &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Paris :&lt;br /&gt;
Mardi 5 avril, 20h30. Les enjeux de la question écologique.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;Avec
Stéphane lavignotte, ancien journaliste, pasteur à la Mission populaire de La
Maison Verte (Paris 18e). A l'Oratoire du Louvre 1 rue de l'Oratoire - 75001
Paris, M°Louvre-Rivoli.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Lille :&lt;br /&gt;
Le jeudi 7 avril 2011 à 18h 30&lt;/strong&gt; à&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://culture.univ-lille1.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;l'Espace Culture de Lille 1&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;
par &lt;strong&gt;Stephane Lavignotte&lt;/strong&gt; auteur du livre éponyme Paris Textuel
2010&lt;br /&gt;
(Cité Scientifique - 59655 Villeneuve d’Ascq Métro Cité Scientifique, suivre la
rame de métro aérienne en direction de la BU, l’Espace Culture est sur votre
droite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Montpellier :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Samedi 16 avril à 17h30.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Conférence/partage donnée
par Stéphane Lavignotte (Pasteur de la Mission populaire évangélique,
Maison Verte, Paris)  sur le thème : Ecologie et théologie, qui aura lieu
&lt;strong&gt;le&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot; class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT757&quot;&gt;samedi&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;16&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot; class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT758&quot;&gt;avril&lt;/span&gt; à 17h30
au Centre oecuménique de Jacou. Ce partage sera suivi d'un repas tiré du
sac.Organisé par l'Eglise chrétienne oecuménique MCC Montpellier c/oCentre
Oecuménique Jacou 2 rue Jean Sébastien Bach 
&lt;div&gt;terminus du tramway &lt;span class=&quot;Style61&quot;&gt;n° 2&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span class=&quot;Style61&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT759&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://eglise.mcc.free.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://eglise.mcc.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Paris :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 avril 14h : rencontre
avec Serge Moscovici.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Rêvolutives vous invite à redécouvrir la pensée de Serge Moscovici. Psychologue
social, il théorise le rôle des minorités actives comme moteur du changement.
Personnalité engagée, il est candidat du mouvement écolo aux municipales
parisiennes de 1977. Moscovici est aussi l'un des principaux théoriciens
français de l'écologie, creusant la question d'une nature recréée par l'être
humain. Nous aborderons les différents aspects de cette œuvre, avec Pascal
Dibie, anthropologue et éditeur de De la nature (S. Moscovici, 2002), Stéphane
Lavignotte, militant écologiste et théologien, auteur de La décroissance
est-elle souhaitable ? (2010), et Serge Moscovici (sous réserves). &lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT64&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT66&quot;&gt;Samedi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT65&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT67&quot;&gt;30 avril
2011&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à 14h, Mairie du 2e arrondissement, 8 rue de la Banque (Mo
Bourse).&lt;br /&gt;
Rêvolutives, groupe de réflexion sur l'écologie politique &lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT68&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Object&quot; id=&quot;OBJ_PREFIX_DWT69&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://revolutives.fr/&quot;&gt;http://revolutives.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/04/03/Ecologie-et-th%C3%A9ologie-%C3%A0-Montpellier-le-16-avril#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Débat &quot;la décroissance est-elle souhaitable ?&quot; à Lille</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/01/23/D%C3%A9bat-%22la-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-%C3%A0-Lille</link>
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    <pubDate>Thu, 07 Apr 2011 19:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Agenda</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le jeudi 7 avril 2011 à 18h 30&lt;/strong&gt; à&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://culture.univ-lille1.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;l'Espace Culture de Lille 1&lt;/em&gt; &lt;/a&gt;
par &lt;strong&gt;Stephane Lavignotte&lt;/strong&gt; auteur du livre éponyme Paris Textuel
2010&lt;br /&gt;
(Cité Scientifique - 59655 Villeneuve d’Ascq Métro Cité Scientifique, suivre la
rame de métro aérienne en direction de la BU, l’Espace Culture est sur votre
droite).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ancien journaliste, pasteur à la Mission populaire de La Maison Verte (Paris
18e)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L'auteur fait une approche critique, politique
et humaniste des objecteurs de décroissance que sont Serge Latouche, Vincent
Cheynet, Paul Aries, Yves Cochet,...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;ins&gt;&lt;a href=&quot;http://www.contretemps.eu/lectures/extraits-decroissance-est-elle-souhaitable-stephane-lavignotte&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.contretemps.eu/lectures/extraits-decroissance-est-elle-souhaitable-stephane-lavignotte&lt;/a&gt;&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
&amp;quot;En s'opposant au développement durable concept considéré comme&lt;br /&gt;
récupéré par l'économisme dominant, &lt;strong&gt;la décroissance&lt;/strong&gt; entend
redonner&lt;br /&gt;
une &lt;strong&gt;&amp;quot; nouvelle jeunesse subversive&amp;quot; à l'écologie politique&lt;/strong&gt;
.&lt;br /&gt;
&amp;quot;En agissant à la fois sur les instruments de production (énergie,&lt;br /&gt;
emploi,...) et sur la culture des consommateurs, il s'agit avant&lt;br /&gt;
tout de refuser la société de consommation et le capitalisme qui en&lt;br /&gt;
est le moteur, en leur substituant une &lt;strong&gt;nouvelle conception du&lt;br /&gt;
bonheur&lt;/strong&gt; moins dépendant des richesses naturelles ( gaspillage et&lt;br /&gt;
mésusages) et dès lors centrée sur une &amp;quot; simplicité volontaire&amp;quot; et&lt;br /&gt;
sur des liens sociaux de proximité ( relocalisation).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sympathisant critique de la
décroissance&lt;/strong&gt;, l'auteur présente les débats internes&lt;br /&gt;
au Mouvement, ses atouts et ses risques ainsi que ses rapports avec&lt;br /&gt;
les autres courants de la gauche. Marqueurs d'un héritage de&lt;br /&gt;
problématiques marxiste, l'articulation des questions écologique au&lt;br /&gt;
rapport entre classes sociales ainsi que le modes de participation&lt;br /&gt;
au jeu démocratique sont les thèmes récurrents du livre.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Gilles Bourquin&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Partenariat &lt;strong&gt;CRDTM&lt;/strong&gt; (Centre
Régional De Documentation et d'Informationpour le Développement et la
Solidarité Internationale)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/01/23/D%C3%A9bat-%22la-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-%C3%A0-Lille#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bêtisier du débat sur la laïcité (3) : &quot;Ces créneaux de piscine réservés aux femmes sont une atteinte à la laïcité&quot;.</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/16/B%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-%283%29-%3A-%22Ces-cr%C3%A9neaux-de-piscine-r%C3%A9serv%C3%A9s-aux-femmes-sont-une-atteinte-%C3%A0-la-la%C3%AFcit%C3%A9%22.</link>
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    <pubDate>Wed, 16 Mar 2011 22:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;panneau.gif, mar. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/public/panneau.gif&quot; /&gt;Cela
fait aussi partie des trois exemples adorés de Jean-François Copé, mais il
n'est pas le seul à le brandir : horrible atteinte à la laïcité, ces femmes
musulmanes qui réservent des créneaux de piscine pour elles seules, sans la
présence d'homme.&lt;/p&gt;    Celui-là, la droite l'aime bien, puisque c'est Martine Aubry qui aurait eu
cette coupable tolérance dans sa ville de Lille. On découvre à cette occasion
que cette pratique est bien plus courante qu'on ne le croit, signe sans doute
que le plus méchant des islams a gangrené notre société bien au-delà de ce
qu'on croit, et jusques dans nos campagnes catholiques.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Car cette pratique de séparer les hommes et les
femmes on la trouve partout. Samedi dernier, perdu dans un train en Seine et
Marne, je regardais par la fenêtre et voit, kilomètres après kilomètres, des
terrains de foot (c'est incroyable ce qu'il y en a !) sur lesquels s'égayent
des gamins. Des gamins, pas des gamines. Dans tous les sports, dès le plus
jeune âge, on sépare les enfants : filles d'un côté et garçons de l'autre. Si
les microbes (8 et 9 ans) et les poussins (10 et 11 ans) sont parfois encore
mélangés, dès la tranche d'âge suivante, les benjamins, les équipes sont
non-mixtes. J'ai eu beau chercher un seul sport où cette pratique n'aurait pas
lieu, je n'ai pas trouvé (m'aideras-tu cher lecteur à en trouver un ?).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette séparation des sexes est d'ailleurs
violemment gardée : souvenez-vous de la campagne haineuse que subit Caster
Semenya, championne du monde du 800 mètres aux derniers JO, qui avait le tort
de ne pas être assez clairement « homme » ou « femme ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Dans la vie quotidienne, les exemples pullulent.
Les wc sont « homme » ou « femme », et je me souviens d'un article très drôle
de la philosophe queer Béatriz Préciado qui racontait le barrage des regards
accueillant toute personne rentrant dans les toilettes des femmes : des yeux
scrutant l'apparence de l'imprétrante pour vérifier qu'elle avait bien tous les
atours de la féminité, et les froncements de sourcils condamnant une trop gande
androgynie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pour ce qui ressemble le plus à des piscines, on
peut penser aux hamams : il y a des jours pour les hommes, pour les femmes et
des plages mixtes (pas assez à mon goût !). On peut aussi penser à la SNCF qui,
sur son site internet, présentant ses trains de nuits (Lunéa) répond ainsi à
une fausse question d'une cliente : « Q : Je suis une femme voyageant seule,
existe-t-il un service adapté ? R : Lunéa offre à ses clientes voyageant seules
la possibilité de réserver gratuitement une place dans un compartiment
intégralement réservé aux femmes en 1ère ou 2nde classe. Ce service est
disponible sur simple demande auprès du vendeur lors de votre réservation, etc.
». Vous souvenez-vous qu'aux dernières élections régionales, Bruno Beschizza,
le syndicaliste policier tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis avait proposé
que le wagon de tête des RER soit réservé aux femmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Côté éducation, il y a des débats rageurs dans
les mouvements de jeunesse - je pense aux éclaireurs unionistes que je connais
bien - pour savoir si il faut que les sizaines (groupe de six enfants qui sont
la « base » de la vie quotidienne) soient mixtes ou non. Et qu'on ne s'y trompe
pas, il y a des militantes féministes des deux côtés. Pour faire vite, les
féministes qui sont pour la mixité insistent sur la nécessité d'apprendre à
vivre en égalité garçons et filles (et d'éduquer d'abord les garçons), les
féministes favorables à la non-mixité insistent sur la nécessité de donner aux
filles confiance en elles, ce que la présence des garçons contrecarrerait. Et
quand il s'agit de faire dormir les enfants, tout le monde est obligatoirement
d'accord : dans les colonies de vacances, les filles dorment avec les filles et
les garçons avec les garçons (je n'ai pas réussi à trouver le texte qui
l'impose, mais c'est ce qu'on apprend quand on passe son BAFA).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Allez, un dernier exemple : l'Etat, à travers
notamment l'Agence de cohésion sociale et pour l'égalité des chances, finance
une tripotée de groupes uniquement de femmes, par exemple pour apprendre le
français...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je m'arrête là, vous pourrez dans vos
commentaires donner d'autres exemples. Et je ne trouve aucun texte de loi qui
interdise ou rende obligatoire quoi que ce soit, de manière générale, sur le
sujet. Mais pourquoi alors, être scandalisé par ces femmes musulmanes qui
décident de se baigner entre elles, alors que le non-mixte est si courant ?
Pourquoi serait-ce un problème à partir du moment où ce n'est pas imposé aux
femmes comme seule possibilité par les gestionnaires de la piscine ? Une piste
: ce n'est pas parce que cela se passe dans une piscine...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/16/B%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-%283%29-%3A-%22Ces-cr%C3%A9neaux-de-piscine-r%C3%A9serv%C3%A9s-aux-femmes-sont-une-atteinte-%C3%A0-la-la%C3%AFcit%C3%A9%22.#comment-form</comments>
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      </item>
    
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    <title>Bêtisier du débat de la laïcité 2 : « Une patiente ne peut pas invoquer des raisons religieuses pour récuser un médecin parce que c'est un homme ».</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/14/B%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-2-%3A-%C2%AB-Une-patiente-ne-peut-pas-invoquer-des-raisons-religieuses-pour-r%C3%A9cuser-un-m%C3%A9decin-parce-que-c-est-un-homme-%C2%BB.</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Mar 2011 09:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Laïcité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;medecin.jpg, mar. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/public/medecin.jpg&quot; /&gt;Suite de
la série sur le bêtisier du débat sur la laïcité.&lt;/p&gt;    C'est l'un des trois pauvres exemples - toujours les mêmes – sortis par
Jean-François Copé quand il évoque la mise en cause de la laïcité par l'Islam :
les prières de rue, les créneaux réservés aux femmes dans les piscines, et… la
fameuse patiente qui récuse un médecin parce que c'est un homme...
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;On sera tous d'accord pour
dire que, sur le principe, un médecin-homme vaut un médecin-femme et l'inverse
aussi, même si Copé n'en parle pas et ne nous dit pas où en est l'égalité
homme-femme dans le système hospitalier : est-ce un hasard si l'on parle plus
des mandarins que des mandarines et des infirmières que des infirmiers ? On se
dit, en bon progressistes ayant battu le pavé un certain nombre de 8 mars,
qu'on devrait considérer l'autre personne sans considération de genre... Je
défends régulièrement (voir un débat que j'ai eu avec le théologien catholique
Xavier Lacroix sur les couples de même sexe dans un supplément du journal La
Vie sur l'amour à paraître en avril) que l'altérité est toujours radicale entre
deux personnes, qu'elles aient ou non le même sexe ou genre...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Et puis, on a nos vies
d'humains, nos pudeurs, nos histoires... Quand j'ai eu à choisir un psy, je me
suis demandé si c'était important que ce soit un homme ou une femme : lui
parlerai-je avec autant d'aisance de ma sexualité ? J'entends mes amies
discuter régulièrement de savoir si c'est important pour elles ou non que leur
gynéco soit un homme ou une femme... et d'en trouver un qui propose un
rendez-vous en moins de trois mois... Et la discussion a lieu aussi pour le
généraliste. Voyez-même, pour un certain nombre d'ados combien il est important
de pouvoir choisir un autre praticien que le médecin de famille : et si je lui
parle de contraception, que dira-t-il à mes parents ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Et dans tous ces cas, on
n'est pas dans la pure rationalité de la prise en compte de l'autre. En la
matière, à quoi se résumerait le choix du médecin ? A peu de choses finalement
: les compétences. Est-ce le seul critère que l'on prend en compte quand on
choisit un médecin ? Non, on parle plus de soi que de l'autre et on dit souvent
: « Je ne sais pas trop pourquoi, mais je me sentirais plus à l'aise,
si... ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Que fait donc de différent la
patiente de l'exemple de Copé ? Que ce soit pour des raisons de pudeur ou de
religion, elle ne fait pas autre chose que ce que nous faisons vous et moi,
dans les exemples évoqués. Avec des raison pas plus irrationnelles que vous et
moi. Avec des raisons pas plus privées que vous et moi (si savoir à qui on
montre son vagin, sa verge ou sa nudité, ne sont pas des raisons privées voir
intimes...).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Et d'ailleurs, dans leur
grande intelligence, les autorités responsables ne le prennent-elles pas en
compte ? La charte de la personne hospitalisée qu'édite le Ministère de la
santé, basée notamment sur la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades,
censée être remise à tout patient qui entre à l'hôpital, est très claire :
« toute personne est libre de choisir l’établissement de santé dans
lequel&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;elle souhaite être prise en
charge. (…) Toute personne peut également choisir son praticien&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;sous réserve que les
modalités d’organisation de l’établissement ne s’y opposent pas. Dans tous les
cas, le choix de la personne concernant l’établissement et/ou le praticien doit
se concilier avec certaines contraintes liées à l’urgence, l’organisation du
service ou la délivrance des soins».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Il n'est pas question dans le
texte d'avoir de bonnes raisons, de les justifier, qu'elles soient rationnelles
ou pas, et il serait étonnant qu'on prenne en compte toutes les raisons
irrationnelles, sauf celles qui sont par ailleurs prises en compte par tous les
textes fondamentaux sur les droits et libertés, à savoir les convictions
religieuses... Voilà pour le fait brut : on a le droit de choisir un autre
médecin que celui qui était prévu. C'est une liberté, « libre de
choisir » dit le texte. C'est un droit, une possibilité qu'on ne demande
pas de justifier : pas une atteinte à la laïcité, à l'honneur des médecins ou
autre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Ce n'est bien sûr pas un
droit ou une liberté sans limite, ça n'existe pas, quoi qu'en pense Eric
Zemmour quand il s'agit de lui-même. La première limite, c'est qu'on ne peut
pas récuser un médecin au motif de la religion de celui-ci. Et malgré ce qu'on
pourrait être amené à croire souvent, la masculinité n'est pas une religion
(même si le phallus est souvent une idole...). La deuxième, ce sont les
contraintes matérielles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Vous aurez remarqué
l'insistance du rédacteur sur les nécessités d'organisation, les contraintes du
service, etc. On pourrait se dire que ce n'est que le corrélat habituel qu'on a
pour toutes les libertés, on l'a vu pour l'expression publique du culte : dans
la mesure où cela ne trouble pas l'ordre public, ne gêne pas trop la
circulation, rentre dans les conditions prévues par la loi...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Et on imagine bien que ça ne
doit pas être forcément facile à prendre en compte. Surtout si l'inégalité des
carrières entre hommes et femmes dans certaines spécialités fait que les femmes
sont barrés pour devenir mandarines... Surtout depuis que ce gouvernement a mis
au pain sec les hôpitaux publics. Je n'oserai penser que c'est pour ces raisons
que Copé a pris cet exemple. Impossible d'imaginer autant de cynisme de la part
d'un personnage aussi idéaliste. Mais quand des contraintes matérielles rendent
difficile l'exercice d'un droit (on peut imaginer que l'exercice de ce droit
dans des conditions de pénurie ne participent pas à une relation apaisée entre
les soignants, les malades et leurs familles...), est-ce qu'on augmente les
moyens matériels où est-ce qu'on supprime le droit ? N'est-ce pas le même enjeu
que l'on retrouve dans le droit à l'IVG ? « Mais bien sûr ma bonne dame
que vous y avez droit, mais désolé, pas de pot, on n'a plus de centre
d'obstétrique, trop cher... ». Et si le respect des droits des patients au
libre choix du praticien, la liberté du « mon corps m'appartient »
qui va avec celle de « à moi décider qui le regarde ou le touche » était
un argument supplémentaire pour s'opposer à la casse du service public de la
santé ? Le « piège » du débat sur la laïcité ne se refermerait-il pas
contre ceux qui l'ont tendu ? Les libertés et les questions sociales se
tiennent souvent la main...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Citation : « Les femmes
ont besoin des hommes comme les poissons des bicyclettes » (slogan
féministe)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Photo : Homme ? Femme ?
Burqua maline ?&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;La charte du malade et de la
personne hospitalisée :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.aphp.fr/site/droits/documents/charte_personne_hospitalisee_2006.pdf&quot;&gt;
http://www.aphp.fr/site/droits/documents/charte_personne_hospitalisee_2006.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;L'excellente page des CEMEA,
de la Ligue de l'enseignement et des Francas :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;
http://www.laicite-educateurs.org/article.php3?id_article=69&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/14/B%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-2-%3A-%C2%AB-Une-patiente-ne-peut-pas-invoquer-des-raisons-religieuses-pour-r%C3%A9cuser-un-m%C3%A9decin-parce-que-c-est-un-homme-%C2%BB.#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le bêtisier du débat sur la laïcité (1) : «les prières de rue violent la loi de 1905»</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/10/Le-b%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-%281%29-%3A-%C2%ABles-pri%C3%A8res-de-rue-violent-la-loi-de-1905%C2%BB</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Mar 2011 22:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Laïcité</category>    
    <description>&lt;img src=&quot;http://s1.e-monsite.com/2009/07/03/01/40771959jean-paul-2-jmj-1997-paris-jpg.jpg&quot; alt=&quot;40771959jean-paul-2-jmj-1997-paris-jpg.jpg&quot; style=&quot;float: left;&quot; height=&quot;242&quot; width=&quot;350&quot; /&gt;J'ai commencé depuis le 3 mars un série de billets en
réaction au débat sur la laïcité. Voilà le premier.    &lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;content&quot;&gt;
&lt;p&gt;Ce soir, pour la énième fois, lors d'un débat sur France 2, j'entends donner
en exemple de non-respect de la loi de 1905 les prières de &amp;quot;les&amp;quot; rues dans le
18e. Outre que cela concerne une seule rue dans le 18e (au maximum deux), outre
que ce n'est pas un choix de la part des musulmans du 18e (mosquées trop
petites en attendant un projet couplé avec un lieu culturel porté par la ville
de Paris, panne du projet de la mosquée de la rue de Tanger...), ce n'est pas
illégal. L'article 27  de la loi de 1905 précise : &amp;quot;Les cérémonies,
processions et autre manifestations extérieures d'un culte sont réglées en
conformité de l'article 97 du Code de l'administration communale.&amp;quot; (le reste de
l'article parle de la gestion des sonneries de cloche, c'est dire si c'est
interdit...). Comme les processions en Bretagne (il y en a une très jolie à
Caudan où j'ai plaisir à me joindre à la famille catholique de ma femme - sa
famille, pas ma femme... - vers une source dans un champs avant d'aller
m'emméler les pieds au Fest Noz), les Marches pour Jésus (là, j'aime moins, il
y a des bannière homophobes) ou les grands rassemblements type JMJ 
(no-comment), on a le droit de prier dans la rue dans la mesure où - en gros -
les autorités responsables estiment que ça ne trouble pas l'ordre public et ne
gêne pas trop la circulation (comme écolo, vous imaginez ce que je pense des
initiatives qui bloquent les bagnoles...). En l'occurence, il semble que la
Préfecture qui a ces pouvoirs à Paris (ailleurs, c'est les maires) trouve que
ça ne pose pas problème. A côté des embouteillages sur le boulevard Barbès tout
prés, il est vrai que c'est calembredaine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etonnant cette tolérance ? C'est le contraire qui serait étonnant. Outre que
cela tranche en 1905 entre les plus incendiaires type Combes qui auraient
volontiers interdit les processions catholiques (et les catholiques tout court)
et ceux partisans d'une loi équilibrée (Briand, Jaurès), c'est uniquement le
respect des textes fondamentaux de la République, et pour commencer... la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : &amp;quot;&lt;strong&gt;Article
10&lt;/strong&gt; - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.&amp;quot;
La manifestation des opinions religieuses, c'est forcément dans l'espace
public, si c'est moi dans mon salon tout seul devant ma glace, ça n'a pas
besoin d'être protégé... Et tant que ça ne trouble par l'ordre public établi
par la loi, ça va... On retrouve la loi de 1905.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citation : &amp;quot;On ne peut pas embêter des hommes parce qu'ils font leur
prière&amp;quot;. Face à la démagogie anti-religieuse d'Emiles Combes, président du
conseil, réaction de Bernard Lazare (1865-1903), critique littéraire et
journaliste, juif et proche de l'anarchisme, ayant fait éclater l'affaire
Dreyfus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Prière de rue (JMJ Paris 1997)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/03/10/Le-b%C3%AAtisier-de-la-la%C3%AFcit%C3%A9-%281%29-%3A-%C2%ABles-pri%C3%A8res-de-rue-violent-la-loi-de-1905%C2%BB#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;La décroissance est-elle souhaitable ?&quot; distingué par l'association Révolutives.</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/02/14/%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-distingu%C3%A9-par-l-association-R%C3%A9volutives.</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Feb 2011 18:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
            
    <description>    Le groupe de réflexion sur l'écologie politique &amp;quot;Révolutives&amp;quot; a distingué
ex-aequo l'ouvrage dans les livres 2010 sur l'écologie politique. Plus d'infos
&lt;a href=&quot;http://www.revolutives.fr/2011/02/livre-ecolo-2010-ex-aequo/&quot;&gt;sur leur
site&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/02/14/%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-distingu%C3%A9-par-l-association-R%C3%A9volutives.#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pour une tolérance archaïque</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/06/06/Pour-une-tol%C3%A9rance-archa%C3%AFque</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Jan 2011 23:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Etudes post-coloniales</category>
        <category>fantasme public</category><category>Foulard</category><category>Immigration</category><category>Laïcité</category><category>Liberté</category><category>nudité</category><category>Religions</category>    
    <description>&lt;p&gt;A la grande époque de l'antiracisme, la tolérance n'avait pas bonne
presse.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A la grande époque de l'antiracisme, la
tolérance n'avait pas bonne presse. Dans ces années 80, laisser vivre des idées
ou laisser faire des façons d'agir différentes des siennes, voir qu'on
désapprouvait, tolérer donc, n'était pas suffisant. Il fallait rencontrer,
comprendre, accepter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Aujourd'hui, dans le débat sur la burqua, pas
question d'accepter ou de rencontrer. Même pas de tolérer. Paradoxalement, pour
tolérer dans le post-moderne XXIe siècle, allons-nous devoir le faire d'une
façon archaïque, comme à l'époque des guerres de religions qui vit naître cette
idée ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Lors d'un récent colloque à l'Institut
protestant de théologie de Paris sur Calvin et Hobbes, le philosophe Ghislain
Waterlot a rappelé que le XVIe siècle avait une conception plus rugueuse que la
nôtre de la tolérance. La tolérance était alors une endurance face à des choix
dont on disait haut et fort qu'ils ne devraient pas être. Ce n'était pas par
gentillesse qu'on ne les interdisait pas, mais parce que les interdire aurait
causé plus de désagrément que laisser faire. On était également persuadé que
cette pratique finirait par disparaître, puisque dans l'erreur. Cette
conception archaïque n'a-t-elle pas l'avantage de prendre en compte les
sentiments réels de beaucoup de nos contemporains ? Elle prend en charge la
réaction initiale face à une femme en burqua : le choc, l'inquiétude, le refus.
Cette tolérance n'implique pas de considérer cet habit comme acceptable : on
laisse faire parce qu'il y aurait plus de désagréments à l'interdire (renvoyer
des femmes chez elles, stigmatiser une communauté, rentrer dans une logique
dangereuse d'ingérence dans les modes de vie...) que le contraire. Surtout,
cette logique nous invite à redonner de la place au temps dans notre vivre
ensemble. L'endurance qui nous oblige à accepter les gens qui nous bousculent
dans le métro, téléphonent dans le train ou portent des habits qui nous
choquent n'est plus une faiblesse mais une vertu. Autre place laissée au temps
: puisque la raison républicaine française est persuadée d'être le point de vue
supérieur qui finira par triompher pour tous et partout, persuadons-la qu'elle
y arrivera aussi face à l'archaïque burqua. Bien sûr, ce dernier point est
l'une des nombreuses illusions nécessaires au vivre ensemble, comme il était
illusoire au XVIe siècle de croire que la diversité religieuse, si dure alors à
tolérer, serait passagère. Mais donner du crédit à cette illusion, à cette
tolérance faible en « amour des ennemis », ne nous permettrait-elle
pas de calmer le jeu et d'entrer dans la question de fond : pourquoi en temps
de paix, notre société a-t-elle besoin d'une tolérance de sortie de guerre
civile ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Stéphane Lavignotte est pasteur de la Mission
populaire de La Maison Verte (Paris 18e)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/06/06/Pour-une-tol%C3%A9rance-archa%C3%AFque#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>&quot;La décroissance est-elle souhaitable ?&quot; réédité</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/01/30/Para%C3%AEt-le-3-f%C3%A9vrier-%3A-%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22</link>
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    <pubDate>Sun, 16 Jan 2011 20:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Décroissance</category><category>Ecologie</category><category>Ellul</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/public/.ladecroissance_m.jpg&quot; alt=&quot;ladecroissance.JPEG&quot; title=&quot;ladecroissance.JPEG, janv. 2010&quot; /&gt; Après six mois de rupture, mon dernier
bouquin a enfin été réédité par les éditions Textuel, dans la nouvelle
collection &amp;quot;Petite encyclopédie critique&amp;quot;, dirigé par Philippe Corcuff et
Lilian Mathieu.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vous pouvez en lire des extraits sur le site de la revue électronique
&lt;a href=&quot;http://www.contretemps.eu/&quot;&gt;Contretemps&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;En ce début de XXIe siècle, où la prise de conscience des problèmes
écologiques s'étend, le thème de « la décroissance » est devenu un
étendard pour une écologie politique radicale. Des réflexions d'André Gorz dans
les années 1970 aux travaux actuels de Paul Ariès, Vincent Cheynet ou Serge
Latouche, elle est devenue un des axes des pensées critiques. Quels sont les
apports et les impensés de la galaxie des « objecteurs de croissance »,
sur le plan éthique, économique, social et politique ? Stéphane Lavignotte
propose un panorama guidé par une sympathie critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Lavignotte est un des fondateurs de Vélorution et de la revue
Ecorev', ancien responsable des Verts. Hier journaliste (Témoignage Chrétien,
Réforme…), il est aujourd’hui pasteur à La Maison Verte (paroisse inclusive et
centre social, Paris 18e). Théologien, il travaille sur l'écologie, les
minorités, le genre, les pensées de Jacques Ellul et Paul Ricoeur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 février 2010 9,90 € 144 pages 120 x 190 mm Broché cousu
978-2-84597-357-2&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/01/30/Para%C3%AEt-le-3-f%C3%A9vrier-%3A-%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Contre les nouveaux racistes : une guerre d'imaginaire</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/01/15/Contre-les-nouveaux-racistes-%3A-une-guerre-d-imaginaire</link>
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    <pubDate>Sat, 15 Jan 2011 00:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>fantasme public</category><category>Immigration</category><category>Islam</category><category>Religions</category>    
    <description>&lt;p&gt;Chronique paru dans Causes communes, le journal de la Cimade.&lt;/p&gt;    Il y avait du vin et du thé à la menthe, du saucisson et du mafé. Un
pique-nique anti-raciste mêlait dans le quartier de la Goutte d'or début
juillet à Paris militants et habitants du quartier... Une réponse joyeuse à la
tentative quelques semaines plus tôt de l'extrême-droite et de soi-disant
militants laïcs d'organiser une « apéro saucisson-pinard » pour
dénoncer une fantasmatique islamisation. Bien sûr, l'image donnée par
l'extrême-droite n'a pas grand chose à voir avec la réalité. Ici, il y a de
nombreux bars où l'on peut boire l'alcool et on y trouve une des meilleurs
boucheries porcines de Paris ! Enfin, depuis quelques années, le quartier
accueille de moins en moins d'arabes et de plus de ressortissants d'Afrique
noire et des Antilles, autant chrétiens que musulmans. Mais ce n'était pas la
réalité du quartier et ce qu'en ressentent ses habitants qui intéressait cette
extrême droite « identitaire » : ils ont lu le théoricien communiste
Antonio Gramsci, et savent que les bagarres politiques se gagnent aussi sur le
terrain de l'imaginaire collectif. Leur objectif : renforcer des images, des
fantasmes déjà présents dans une partie de l'opinion comme celui de
l'islamisation de la France, associé aux images de femmes voilées ou de
musulmans priant dans la rue. Cette extrême-droite instille dans les esprits
une seconde image, pas moins fantasmatique : être français, c'est être blanc,
manger du porc et boire du pinard. Ça n'a aucun sens mais a l'avantage de
mettre de côté les noirs, les arabes, les musulmans, les juifs... Tout ça est
ridicule, grossier mais produit des images fortes qui touchent à « eux et
nous », une image évidente, simple, rassurante d'être français, alors qu'y
compris chez les personnes les plus inattendues, grandit cette peur
irrationnelle de l'islamisation de la France. Parce qu'il est question de
peurs, de fantasme, d'imaginaire, condamner est insuffisant.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Dans les villes grandes et moyennes, nous vivons
déjà une réalité de grande pluralité des origines et des religions, et je
crois, avec bonheur. Mais pour la défendre nous restons dans le négatif :
l'anti-racisme, l'anti-fascisme... Les expression positives sont en panne. Le
concept de multiculturel énerve les uns, celui de diversité insupporte les
autres. L'imaginaire « blacks-blancs-beurs » s'est usé, trop
publicitaire. Face à l'invasion des imaginaires par la logique identitaire, et
le racialisme du gouvernement, l'urgence est là : réussir à produire les
images, les mots, les concepts qui peuvent traduire notre bonheur de vivre dans
le mélange d'aujourd'hui. Offrir une image désirable et rassurante de cette
évolution de la société française, sans pour autant cacher la réalité des
inégalités sociales et des discriminations. Le but de notre pique-nique était
celui-là : faire imaginaire positivement, rendre visible le bonheur face à la
peur. C'était trop peu et ne fut quasiment pas médiatisé. Mais l'enjeu est là,
et il va falloir beaucoup d'imagination collective pour y répondre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Stéphane Lavignotte est pasteur et directeur de
la Maison Verte (Mission populaire évangélique) à Paris 18e, maison de quartier
et paroisse protestante inclusive.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2011/01/15/Contre-les-nouveaux-racistes-%3A-une-guerre-d-imaginaire#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pistes de réflexion éthique sur la question de la nature...</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/Pistes-de-r%C3%A9flexion-%C3%A9thique-sur-la-question-de-la-nature...</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Nov 2010 11:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ecologie et théologie</category>
            
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A la lecture de l'Institution chrétienne
de Jean Calvin...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    En 1966, paraît dans Nature l'article d'un spécialiste d'histoire médiévale
Lynn White, repris et durci en 1972 par l'allemand Carl Amery, qui pointe la
responsabilité du Christianisme dans la crise écologique. Presbytérien engagé
dans son église, fils de pasteur presbytérien, sans aucun doute, Lynn White
fait-il en cela une autocritique qui concerne les églises se réclamant de Jean
Calvin. Sans doute, ce texte vaudrait-il d'être étudié pour lui-même et pas
seulement comme une référence aussi commode que mal connue de critique de la
position des chrétiens face à l'écologie. De la même manière, le sort de Calvin
est-il souvent réglé rapidement par le biais de l'ouvrage de Max Weber sur
« l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme ». Condamné sans
procès, Calvin est reconnu coupable d'avoir participé à la naissance de
l'esprit entrepreunarial – vie sans dépenses inutile qui dégage des moyens pour
l'investissement, vocation qui fait de la réussite professionnelle le signe de
l'élection – qui ferait naître la logique de profit et le capitalisme, accusés
– non sans raison – d'être à l'origine de la crise écologique.
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L'élan de « 2009 année Calvin » est
l'occasion d'aller voir directement les textes de Calvin, à la suite de
précurseurs comme le théologien Otto Schaefer. Et en premier lieu, de relire
l'ouvrage majeur de Calvin, l'Institution chrétienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Paru une première fois en 1536 à Bâle, d'un
auteur de 27 ans absolument inconnu – Jean Calvin habitant en France à Noyon –
il connaîtra sept éditions latines jusqu'en 1559, toute suivie d'une édition en
langue vulgaire. Le soucis de Calvin en 1536, est la répression qui s'abat sur
les « évangéliques », il n'est pas la crise écologique du XXIe
siècle. Il n'en reste pas moins, qu'à la lecture du texte, il est frappant de
voir l'importance qu'y ont la question de la création et l'usage d'un
vocabulaire issu de la nature. Dans le titre du premier livre de l'Institution,
« créateur » est un des titres donné au Seigneur : « Le premier
livre de l'institution chrétienne qui est de connaître Dieu en titre et qualité
de créateur et souverain gouverneur du monde ». C'est à ce titre que
Calvin veut d'abord le faire connaître.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Le vocabulaire de Calvin
emprunte en permanence aux métaphores de la nature. Dans le premier paragraphe
du premier chapitre du premier livre, parlant de la faiblesse des connaissances
humaines, évoquant celles données par Dieu, il explique : « Davantage, par
les biens qui distillent du ciel sur nous goutte à goutte, nous sommes conduits
comme par petits ruisseaux à la fontaine »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote1sym&quot; id=&quot;sdfootnote1anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.
Cette image de « Dieu fontaine de tous biens » revient
régulièrement&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote2anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote2sym&quot; id=&quot;sdfootnote2anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Calvin est un homme de
son époque, c'est à dire encore un temps où l'agriculture domine l'économie. Il
écrit son Institution comme un catéchisme, qu'il traduit en langue vulgaire,
pour un peuple largement paysan. Le succès des livres de chants de Psaumes dans
la paysannerie à partir de leur publication par Louis Rabier en français en
1565 puis en béarnais en 1583 ne tient-il pas notamment à l'importance qu'ont
dans les paroles les images rurales ? Les images de nature dans la Bible, dans
les textes de Calvin comme dans les Psaumes chantés ne sont pas seulement
celles d'une nature sauvage : ce sont aussi des images d'une nature dans
laquelle et avec laquelle travaille l'homme. La question du rapport
homme-nature, et Dieu-nature-homme est bien présente, même si ce n'est pas dans
les termes d'aujourd'hui. Que cela ne se pose dans une autre configuration doit
nous rendre prudent et nous inviter à éviter tout anachronisme. En même temps,
cela nous permet un déplacement face aux « vérités » actuelles sur
ces mêmes questions.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ce travail n'a pas la prétention de décrire
l'ensemble du rapport de Jean Calvin à la question naturelle, ni même dans
l'Institution chrétienne. Elle tentera, à la lecture du texte, de pointer
quelques pistes de travail pour une éthique pour aujourd'hui du rapport de
l'homme à la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;En suivant le mouvement de l'Institution
chrétienne, nous étudierons d'abord la place de la nature dans la connaissance
de Dieu, en pointant chez Calvin un mouvement de relativisation mais aussi de
réhabilitation. Puis, nous réfléchirons au pouvoir de l'homme dans la nature,
et là encore en pointant un double mouvement chez Jean Calvin, de domination et
de responsabilité au sein d'un ordre voulu par Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;I / La nature et la
connaissance de Dieu :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;un double mouvement de relativisation et
de réhabilitation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1- les marques de sa
gloire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;La nature peut-elle apporter
un savoir sur Dieu : est-elle impossible cette « pure et sainte
connaissance, à laquelle l'ordre naturel nous mènerait si Adam eût persisté
dans son intégrité »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote3anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote3sym&quot; id=&quot;sdfootnote3anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ? Où la chute
l'empêche-t-elle définitivement ? C'est par ces questions que commencent
l'Institution chrétienne, donnant d'emblée une place importante à la nature
dans la compréhension du monde. Pour Calvin, il y a une connaissance naturelle
de l'existence de Dieu, même chez les peuples les plus barbares. Mais surtout,
Dieu a imprimé des « marques de sa gloire » en toute ses oeuvres :
« non seulement il a engavé cette semence de religion que nous avons dite
en l'esprit des hommes, mais aussi il s'est tellement manifesté à eux en ce
bâtiment tant si beau et exquis du ciel et de la terre et journellement s'y
montre et présente, qu'il ne sauraient ouvrir les yeux qu'ils ne soient
contraints de l'apercevoir. Son essence est incompréhensible, tellement que sa
majesté est cachée bien loin de tous nos sens ; mais il a imprimé certaines
marques de sa gloire en toutes ses oeuvres, voir si claires et notables que
toutes excuses d'ignorance est ôtée aux plus rudes et hébétés du
monde »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote4anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote4sym&quot; id=&quot;sdfootnote4anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Reprenant l'épître aux
hébreux (Heb.11,3), Calvin présente le monde – aussi bien le cours ordinaire de
la nature que le mouvement des astres ou la perfection du corps humain - comme
un « miroir pour contempler Dieu qui autrement est
invisible »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote5anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote5sym&quot; id=&quot;sdfootnote5anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Cette connaissance est
si forte qu'elle se manifeste aussi bien pour les païens que les chrétiens, les
enfants, les « rudes » ou les « vulgaires » ! Elle est –
pourrait-on commenter - aux sciences – astrologie, médecine, physique que cite
Calvin – ce que les traductions des ouvrages de Calvin en langues vulgaires
sont à ceux en latins édités jusque-là pour les clercs. Grâce à cette
connaissance, Calvin estime en se référant au Psaume 8 que « les enfants
pendant à la mamelle de leurs mères ont des langues assez facondes pour prêcher
la gloire de Dieu, tellement qu'il n'est certes besoin d'autres
rhétoriciens »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote6anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote6sym&quot; id=&quot;sdfootnote6anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Sans que Calvin aille
lui jusque-là, nous pourrions dire que la nature, la « confiance en
soi » et la « confiance en Dieu » que donnent la nature, est ce
qui permet cette singulière et radicale vision du sacerdose universel
commençant au sein maternel !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2 – l'impossible connaissance
naturelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Avec autant de conviction, Calvin rejette en
revanche explicitement tout panthéisme, l'idée d'un « esprit universel qui
soutiendrait le monde (...) que le monde qui a été créé pour spectacle de la
gloire de Dieu, soit lui-même créateur »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote7anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote7sym&quot; id=&quot;sdfootnote7anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.
Il qualifie de « point diabolique » l'idée – avancée par Virgile -
que les abeilles, le ciel, la terre, les champs ou la lune puissent avoir une
portion d'esprit divin. Il refuse « d'envelopper la majesté de Dieu avec
le cours inférieur de ses oeuvres »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote8anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote8sym&quot; id=&quot;sdfootnote8anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;,
parmi lesquels il range la nature comme les humains et dénonce indistinctement
les philosophes grecs que la religion égyptienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il s'en suit que pour Calvin, s'il y a la
connaissance naturelle &lt;em&gt;qu'il y a un&lt;/em&gt; Dieu, il ne peut y avoir
connaissance naturelle &lt;em&gt;de&lt;/em&gt; Dieu : « Il n'y a eu toutefois nulle
religion pure ou approuvée, étant seulement fondée sur le sens commun des
hommes (...), vu que toute opinion que les hommes conçoivent de leurs sens
quant aux mystères de Dieu, bien qu'elle n'apporte point toujours un si grand
amas d'erreurs, ne laisse pas pourtant d'en être mère »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote9anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote9sym&quot; id=&quot;sdfootnote9anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. On retrouve la critique de son temps sur la
tromperie qu'induisent les sens pour l'homme, dans le contexte de déchéance
post-adamique déjà évoquée. Seule l'écriture sainte donne la vraie connaissance
de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette impossibilité en raison de l'indignité de
l'humain – et en même temps cette dignité de la nature comme miroir auquel nous
devons porter plus d'attention - est parfaitement résumée par la fin du
chapitre : « Au reste, bien qu'il faille imputer au vice des hommes, le
fait qu'ils corrompent aussitôt la semence que Dieu a plantée en leurs coeurs
pour se faire connaître à eux par l'artifice admirable de nature, au point que
cette semence ne produit jamais son fruit entier et mûr, toutefois ce que nous
avons dit est vrai : c'est que nous ne sommes pas suffisamment instruits par le
simple témoignage et nu que les créatures rendent à la gloire de Dieu quelque
magnifique qu'il soit ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;On trouve donc chez Calvin un double mouvement.
Un mouvement de rabaissement. Il y a non seulement refus d'une divinisation de
la nature (refus de l'idée qu'il ait dans la nature une portion de l'esprit
divin) mais un refus que la nature puisse amener à la connaissance de Dieu,
quand bien même elle permettrait de comprendre que Dieu existe.. Mais il y a en
même temps, et en tension permanente avec ce premier mouvement, un mouvement
inverse. Si la pleine connaissance de Dieu n'est pas possible par la nature, il
n'est pas fait référence à la défaillance de la nature – même si elle est
qualifiée de « cours inférieur de ses oeuvres » et est considérée
comme corrompue - mais à la défaillance de l'homme rendu incapable de lire la
nature par son imperfection en raison de la chute. Comme évoqué précédemment,
nous pourrions rejoindre cette «  pure et sainte connaissance, à laquelle
l'ordre naturel nous mènerait si Adam eût persisté dans son intégrité ».
Mais il n'a point persisté...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3 – ruminer le
spectacle de la nature&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Par ce fait, la nature est
réhabilitée fortement par Calvin comme lieu où Dieu a imprimé les
« marques de sa gloire », l'homme étant invité à bien plus se laisser
instruire par le spectacle de la nature, ce « beau et excellent théâtre du
monde »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote10anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote10sym&quot; id=&quot;sdfootnote10anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; et à se mettre à
l'école de la nature. Il se fait lyrique pour appeler l'homme a regarder et
apprécier la nature : « Pensons-nous que notre Seigneur eût donné une telle
beauté aux fleurs, laquelle se représentât à l’oeil, qu’il ne fût licite d’être
touché de quelque plaisir en la voyant ? Pensons-nous qu’il leur eût donné si
bonne odeur, qu’il ne voulût bien que l’homme se délectât à flairer ? Davantage
: n’a-t-il pas tellement distingué les couleurs que les unes ont plus de grâce
que les autres ? (…) Finalement, ne nous a-t-il pas donné beaucoup de choses,
que nous devons avoir en estime sans qu’elles nous soient nécessaires
?»&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote11anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote11sym&quot; id=&quot;sdfootnote11anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Il ne s'agit pas seulement de pur plaisir,
mais aussi de se rapprocher de Dieu. Dans le premier paragraphe du premier
chapitre du premier livre, parlant de la faiblesse des connaissances humaines,
évoquant celles données par Dieu, il explique : « Davantage, par les biens
qui distillent du ciel sur nous goutte à goutte, nous sommes conduits comme par
petits ruisseaux à la fontaine »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote12anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote12sym&quot; id=&quot;sdfootnote12anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. La nature parle mieux de Dieu que les
hommes : « il n'y a aucune langue humaine qui fût suffisante à exprimer
une telle excellence, voir seulement pour la centième partie. Et il n'y a nul
doute que Dieu nous veuille occuper continuellement en cette sainte méditation
: à savoir que quand nous contemplons les richesses infinies de sa justice,
sagesse, bonté et puissance en toutes créatures, comme en des miroirs, nous
seulement nous les regardions légèrement, pour en perdre incontinent la
mémoire, mais plutôt nous nous arrêtions longuement à y penser et ruminer à bon
escient, et en ayons continuelle souvenance »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote13anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote13sym&quot; id=&quot;sdfootnote13anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;Les mots et les choses&lt;/em&gt;, Michel
Foucault explique que le XVIe siècle hérite de l'Antiquité l'idée que « le
monde est couvert de signes qu'il faut déchiffrer »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote14anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote14sym&quot; id=&quot;sdfootnote14anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; qui forment un miroir de l'ordre de Dieu :
« de loin le visage est l'émule du ciel, et tout comme l'intellect de
l'homme reflète imparfaitement , la sagesse de Dieu, de même les deux yeux,
avec leur clarté bornée, réfléchissent la grande illumination que répandent ,
dans le ciel, le soleil et la lune ; la bouche est Vénus, puisque par elle
passent les baisers et les paroles d'amour ; le nez donne la minuscule image du
sceptre de Jupiter et du caducée de Mercure »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote15anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote15sym&quot; id=&quot;sdfootnote15anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Depuis l'Antiquité « le langage vaut
comme le signe des choses. Il n'y a pas de différence entre ces marques
visibles que Dieu a déposées sur la surface de la terre, pour nous en faire
connaître les secrets intérieurs, et les mots lisibles que l'Ecriture ou les
sages de l'Antiquité, qui ont été éclairés par une divine lumière, ont déposés
en ces livres que la tradition a sauvés. Le rapport aux textes est de même
nature que le rapport aux choses ; ici et là, ce sont des signes qu'on
relève »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote16anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote16sym&quot; id=&quot;sdfootnote16anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Calvin hérite de
cette vision du monde. Pourtant, il participe à l'émergence d'une nouvelle
façon de voir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;II/ La nature et le
pouvoir de l'homme : un double mouvement de domination et de responsabilité au
sein d'un ordre voulu par Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1- l'homme et la
nature : deux places dignes mais distinctes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;L'homme est clairement
création de Dieu : « vu nous sommes sa facture, que de droit naturel et
création nous sommes sujets à son empire »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote17anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote17sym&quot; id=&quot;sdfootnote17anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Mais Calvin considère-t-il l’humain comme
le centre de la Création ? Parce qu'il est créé au sixième jour, est-il
l'aboutissement de la création ? Ce n'est pas la première explication que donne
Calvin au choix du sixième jour par Dieu pour créer l'homme. Il évoque d'abord
la bonté de Dieu : « Or, en l'ordre des choses crées nous avons à
considérer diligemment l'amour paternel de Dieu envers le genre humain, en ce
qu'il n'a point créé Adam jusqu'à ce qu'il eut enrichi le monde, et pourvu
d'abondance de tous biens. (...) Maintenant puisqu'il a différé de créer
l'homme jusqu'à ce qu'il eût disposé le cours du soleil et des étoiles pour
notre usage, qu'il eût rempli les eaux et l'air de toute sorte de bétail, qu'il
eut fait produire toutes sortes de fruits pour nous alimenter : en prenant tel
soin d'un bon père de famille et pourvoyable, il a montré une merveilleuse
bonté envers nous. »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote18anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote18sym&quot; id=&quot;sdfootnote18anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; Il n'en reste pas
moins que pour Calvin : « Finalement, en créant l'homme, il a fait un
chef-d'oeuvre d'une plus excellente perfection que toute le reste, à cause des
grâces qui lui sont données. »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote19anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote19sym&quot; id=&quot;sdfootnote19anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;19&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; Le fait d'être « image de Dieu »
lui donne également un statut spécial par rapport aux animaux. Certes, il
précise que « la forme corporelle, en tant qu'elle nous distingue et
sépare d'avec les bêtes brutes, ne nous conjoigne tant plus à Dieu et nous
fasse approcher de lui ». Mais le siège de cette image est d'abord l'âme,
image spirituelle : « l'homme a la tête levée en haut, et les yeux dressés
au ciel pour contempler son origine, alors que les bêtes ont la tête penchée en
bas »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote20anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote20sym&quot; id=&quot;sdfootnote20anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;20&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. C'est le statut
interrogatif – et non puissant ou dominateur - de l'homme qui le fait d'abord
« image de Dieu ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Certes, Calvin répète à plusieurs que Dieu a
créé toutes choses pour l'homme, pour son profit et son salut (I.14,22 ;
I.16,6). Il comprend Genèse 1,28 et 9,2 comme le fait que « toutes
créatures du monde nous sont assujetties »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote21anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote21sym&quot; id=&quot;sdfootnote21anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;21&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Mais évoquant cela, Calvin précise
immédiatement que cela montre montre moins le pouvoir de l'homme que la bonté
de Dieu...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Pour autant, comme on l'a vu, la nature est
miroir des grâces de Dieu. Bien plus, les espèces diverses ont chacune une
place unique : Dieu « a produit tout genre d'animaux tant que de créatures
sans âmes, et qu'il a distingué par un ordre admirable cette variété infinie
des choses que nous voyons, qu'il a assigné à chaque espèce sa nature, qu'il
leur a ordonné leurs offices, qu'il leur a déterminé leurs places et demeures.
Et bien qu'elles soient toutes sujettes à la corruption, néanmoins, il a mis
ordre par sa providence qu'elles entretiennent jusqu'au dernier
jour »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote22anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote22sym&quot; id=&quot;sdfootnote22anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;22&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Les plantes et les
animaux ont une place propre, décidée par Dieu, indépendamment de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Par ailleurs, parce que face à la grandeur de
Dieu, tout est minuscule et que l'homme réalise son injustice et sa souillure,
il rejoint ce qu'il y a de plus immonde ou de plus brillant dans la nature,
également minuscule face à Dieu : « l'homme qui n'est que ver et
pourriture » ; « le soleil aura honte, et la lune sera confuse, quand
le seigneur des armées régnera, c'est à dire quand il déploiera sa
clarté »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote23anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote23sym&quot; id=&quot;sdfootnote23anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;23&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. L'homme et la nature
se rejoignent dans une égale indignité face à la grandeur de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2- Un monde dans
lequel règne Dieu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Le maître du monde n'est pas
l'homme, mais bien Dieu qui « conduit la machine du monde, et toutes ses
parties d'un mouvement universel »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote24anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote24sym&quot; id=&quot;sdfootnote24anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;24&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Calvin se démarque fortement de ce qu'il
décrit comme une maîtrise « quasi-assoupie » chez les philosophes
grecs. Il évoque l'image du maître de navire qui intervient à tout instant pour
imprimer le mouvement au bateau. Dieu reste actif dans sa création. Chaque
événement est gouverné par le « conseil secret de Dieu »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote25anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote25sym&quot; id=&quot;sdfootnote25anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;25&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; : si quelqu'un est attaqué par les brigands
ou rencontre des bêtes sauvages, s'il est jeté en la mer par les tempêtes, si
la vague de mer le jette dans le port... « il est aussi certain qu'il ne
tombe pas une goutte de pluie sans qu'il l'ait ordonné en
particulier »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote26anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote26sym&quot; id=&quot;sdfootnote26anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;26&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Cela pose bien sûr
la question du libre-arbitre de l'homme, que nous ne traiterons pas ici mais
que nous reprendrons plus loin sous la question de la responsabilité de l'homme
dans la création.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les créatures de la nature - sans d'âme – sont
qualifiées du terme – laudateur pour Calvin - d' « instrument de
Dieu », à l'instar du Soleil pour lequel Calvin écrit un étonnant hommage
: « Il n'y a vertu si noble ni admirable entre les créatures qu'est celle
du soleil. Car outre qu'il éclaire le monde entier de sa lueur, quelle vertu
est-ce de nourrir et végéter par sa chaleur tous animaux, d'inspirer par ses
rayons fertilité à la terre, en échauffant la semence qu'on y jette ? Après, la
faire verdoyer de beaux herbages qu'il fait croître, en leur donnant toujours
nouvelle substance, jusqu'à ce que le blé et autres grains se lèvent en
épi... »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote27anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote27sym&quot; id=&quot;sdfootnote27anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;27&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Si Dieu dirige tout, l'homme est bien incapable
de saisir l'intention de Dieu derrière ces actes. Il serait bien prétentieux
s'il voulait s'y essayer et doit donc agir non pas en fonction de cette
intention inconnaissable, mais selon les Ecritures, nouvel étalon du regard sur
le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;N'y-a-t-il pas là deux conséquences importantes,
l'une épistémologique, l'autre éthique ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;D'abord, on peut se demander si Calvin n'est pas
en train d'opérer une rupture épistémologique avec l'ordre ancien de la
connaissance évoqué précédemment comme celle d'un monde couvert de signes qu'il
faut déchiffrer. Comme l'explique Michel Foucault, la logique de la divination
« supposait toujours des signes qui lui étaient antérieurs : de sorte que
la connaissance se logeait tout entière dans la béance d'un signe découvert ou
affirmée ou secrètement transmis. Elle avait pour tâche de relever un langage
préalable réparti par Dieu dans le monde ; c'est en ce sens que par une
implication essentielle elle devinait, elle devinait du divin. Désormais, c'est
à l'intérieur de la connaissance que le signe commencera à signifier : c'est à
elle qui empruntera sa certitude ou sa probabilité. Et si Dieu utilise encore
des signes pour nous en parler à travers la nature, il se sert de notre
connaissance et des liens qui s'établissent entre les impressions pour
instaurer dans notre esprit un rapport de signification »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote28anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote28sym&quot; id=&quot;sdfootnote28anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;28&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Calvin ne fait pas autre chose quand dans
l'Institution chrétienne, il évoque le soleil, non pas comme signe divin se
suffisant à lui-même mais en lien avec sa place dans texte de la Genèse, le
soleil et la lune à travers Esaïe, et tout un vocabulaire de la nature qui
tient autant à la société largement agricole de son temps, au public y compris
paysan auquel il s'adresse, qu'à la référence permanente aux Ecritures. Certes,
la gloire de Dieu peut se lire à travers les signes répartis dans la nature.
Mais cette lecture a pour lunettes le seul message explicite laissé à l'homme
par Dieu : l'écriture, la connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A la suite de Calvin, les naturalistes
protestants du XVIe siècle vont conserver cette approche de la nature comme
louange voir miroir de la beauté divine, le signe visible de l'action invisible
de Dieu dans le monde, le tout réglé par l'Ecriture. Les réformateurs
s'appuient notamment sur la lecture des psaumes, comme le psaume 104 qui vante
la diversité de la nature et la louange à Dieu qu'elle représente. Otto
Schaefer souligne que « cette tradition d’un va-et-vient entre lecture
biblique et regard naturaliste perdure dans le protestantisme en tout cas
jusqu’au XIXe siècle et parfois au-delà, elle joue un rôle déterminant dans la
découverte des Alpes et de l’alpinisme (Scheuchzer, Haller, Saussure, Rambert),
dans l’émergence de la protection de la nature à cette époque (tant les
Etats-Unis que la Suisse romande en fournissent des illustrations très
concluantes). Les deux épithètes de Genève – « cité de Calvin » et
« cité des botanistes » - présentent entre eux un rapport non pas
fortuit, mais essentiel ! »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote29anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote29sym&quot; id=&quot;sdfootnote29anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;29&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il y a continuité et rupture avec l'idée
patristique que la nature serait un deuxième livre ouvert à côté de celui des
Ecritures : le livre de la nature est certes un deuxième livre, mais il se lit
avec celui des connaissances, révélée hier, scientifique aujourd'hui. Peut-être
même, le jeu se joue-t-il rapidement à trois : la nature, les écritures, la
science. Naîtrait ainsi de la Réforme dès le XVIIe, ce qu'Otto Schaefer a
appelé une « zone de négociation interprétative tout à fait originale
entre son élan théologique propre et les sciences naturelles et les disciplines
naturalistes naissantes. Si Dieu n'est pas forcément là, où l'on pensait, s'il
se révèle dans l'écoute renouvelée de sa parole, surprenant en somme, à la fois
rassurant et intrigant dans sa nouveauté, pourquoi n'en serait-il pas ainsi de
la vérité des choses de la nature ? »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote30anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote30sym&quot; id=&quot;sdfootnote30anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;30&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La deuxième rupture qu'entraîne Calvin est
éthique. La maîtrise de Dieu sur le monde, l'incapacité de l'homme de
déchiffrer les intentions de Dieu sinon par les écritures met l'homme dans une
nouvelle situation. L'homme n'est pas exonéré de sa responsabilité – à la
différence de la toute puissance de Dieu telle qu'elle était conçue jusqu'à
Calvin - puisqu'il est mis en situation d'agir en fonction des Ecritures tout
en admirant la gloire de Dieu et les preuves de son existence dans la nature.
En revanche, sa prétention à comprendre et diriger le monde est
relativisée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;L'humain est ainsi appelé en même temps à une
attitude de responsabilité et de modestie. Il est invité à agir en chrétien et
à faire confiance. Dans cette « théologie de la providence », la
nature et l'homme sont intimement liée sous la direction de Dieu. Cette vie
imparfaite et déchirée est rapiécée en permanence par Dieu. L'homme face à elle
n'est pas appelée à un seul utilitarisme : sa beauté, ce qu'elle dit de Dieu
sont importants pour lui. L'homme à un rôleà jouer sur la scène de ce théâtre
dont Dieu a tracé des limites qu'il doit respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3- La responsabilité
d'un « bon usage des biens terrestres »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Calvin précise les limites de
cette action dans le chapitre X du troisième livre de l'institution Chrétienne.
Il lui semble nécessaire de développer une « doctrine de l'usage des biens
terrestres », non pas pour éviter ou limiter une crise écologique qui
n'est pas encore d'actualité, mais pour « user de ces biens de telles
sortes qu'ils avancent plutôt notre course [vers le royaume céleste] qu'ils ne
la retardent »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote31anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote31sym&quot; id=&quot;sdfootnote31anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;31&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Sans plus le
développer, Calvin en fait donc un enjeu dans l'avancement du Royaume. L'enjeu
écologique se présente alors – y compris – pour nous aujourd'hui comme un enjeu
pour le sens de la vie de l'homme, pour la fidélité à sa vocation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Contrairement, à l'image que l'histoire a
retenu, Calvin critique moins longuement le risque d'
« intempérance », de « lâcher la bride à la chair » selon
la conscience de chacun que celui d'une trop grande sévérité. Il réfute l'idée
de ceux pour qui « nous sommes dans l'obligation de nous abstenir de
toutes choses dont on se puisse passer » : « A les en croire, à
grand'peine serait-il licite de rien ajouter au pain bis et à l'eau ! ».
Se référant à Saint Paul, il appelle à « user de ce monde-ci, ni plus ni
moins que si nous n'en usions point, et qu'il faut acheter les héritages de la
même manière qu'on les vend »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote32anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote32sym&quot; id=&quot;sdfootnote32anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;32&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. « User de ce monde-ci, ni plus ni
moins que si nous n'en usions point », sentence qu'il reprendra ensuite
comme règle particulière.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Avant même d'énoncer quatre règles, il en énonce
une générale : user de toute chose selon le but pour lequel Dieu les a créé,
reprenant en cela une idée déjà présente chez Thomas d'Aquin. Les aliments
l'ont été pour notre alimentation, mais aussi pour notre plaisir et notre
récréation ; les vêtements pour la nécessité mais aussi pour la décence, les
herbes, les arbres et les fruits pour les usages pratiques mais aussi pour le
plaisir de leur vu et de leur odeur, etc. Peut-on trouver dans cet usage de la
nature selon la façon qu'a eu Dieu de les destiner, en y incluant une part de
contemplation et de plaisir, une critique pour certains usages actuels des
biens naturels qui nous paraissent loin de leur destination initiale, comme
dans le cas des OGM, de l'alimentation carnivore des vaches ou de l'usage des
céréales à des fins de carburants ? Sans doute cela se heurte-t-il à
l'impossibilité de savoir le but dans lequel Dieu les a créé, puisque nous n'en
connaissons que les usages que nous en avons jusque-là, difficulté de savoir ce
qui est naturel ou non, même si nous faisons appel aux Ecritures. Peut-être
alors, les autres règles énoncées par Calvin peuvent nous aider.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les cinq règles qu'énonce Calvin ont un but
explicite : tenir l'homme dans un comportement décent. Ni trop rigoureux -
« sinon qu'ayant dépouillé l'homme de tout sentiment, elle le rende
semblable à un tronc de bois »- ni trop laxiste, « aller au-devant de
la concupiscence de notre chair, qui se déborde sans mesure si elle n'est tenue
sous bride »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote33anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote33sym&quot; id=&quot;sdfootnote33anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;33&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Première règle :
« En toute chose, nous devons discerner l'auteur et lui rendre
grâce »&lt;/strong&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote34anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote34sym&quot; id=&quot;sdfootnote34anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;34&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;
Certes, les aliments ont été non seulement pour notre nourriture mais pour
notre plaisir et notre récréation, mais si nous en abusons – il donne l'exemple
du vin ! – nous ne serons plus en état de rendre grâce à Dieu. Les vêtements
ont été faits pour nous vêtir, mais aussi pour que nous soyons honnêtes et
décents, mais si nos yeux sont « fichés par la magnificence de nos
vêtements », regarderons-nous Dieu ? Si les hommes « assujettissent
tous leurs sens à délices, en telle sorte que leur esprit y est
enseveli », ne transforment-ils pas en idoles ceux qui se « délectent
tellement en or, marbre et peintures » ? Comment mieux dénoncer la
fascination de nos contemporains pour les objets, la consommation, les
« people » ? L'usage des biens de la nature dans un esprit de
puissance de la part des humains et des industries ?&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Deuxième règle :
« Nous devons user de ce monde comme n'en usant pas ».&lt;/strong&gt;
Calvin reprend donc comme une règle particulière ce qu'il énonçait tout à
l'heure comme une maxime générale. Comme pour Paul selon qui (1 Cor. 7, 29-31)
il faut se marier comme s'ils ne se mariaient pas, il faut user de ce monde
sans se laisser piéger par les réalités matérielles du monde et donc user
modérément de l'abondance et du superflu pour toujours rester concentré sur son
âme. Calvin résume l'idée par cette formule : « qu'ils se permettent que
le moins qui leur sera possible (...) qu'ils soient vigilants à retrancher
toute superfluité et vain appareil d'abondance. »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote35anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote35sym&quot; id=&quot;sdfootnote35anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;35&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; Ce qui peut apparaître comme la marque de
la rigueur calviniste ne reprend-il pas du sens dans une société de
sur-consommation et de gâchis, où les innovations technologiques servent
d'abord à entretenir cette abondance ? La règle du « moins qu'il leur sera
possible » n'est-elle pas une alternative au « toujours plus
d'efficacité », règle de la société technicienne telle que dénoncée par
Jacques Ellul ?&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une autre règle lui
est jointe, qui pourrait être indépendante : « se passer patiemment de ce
qui manque ».&lt;/strong&gt; Dans un premier temps, Calvin l'énonce ainsi :
« que ceux qui sont en pauvreté, apprennent de se passer patiemment de ce
qui leur manque, de peur d'être tourmenté d'une trop grande envie ».
Faisant explicitement référence à « ceux qui sont en pauvreté », elle
laisse à penser que Calvin appelle au respect des inégalités de richesse. Elle
prend un résonance différente si l'on cite l'exemple qu'il donne en ayant en
tête notre réalité consumériste actuelle : « Celui qui aura honte d'une
méchante robe, se glorifiera en une précieuse ; celui qui n'étant point content
d'un maigre repas, se tourmentera de désir d'un meilleur, ne se pourra point
contenir en sobriété, quand il se trouvera en bon appareil ; celui qui ne se
pourra tenir en condition basse ou privée, mais en sera molesté et fâché, ne se
pourra pas garder l'orgueil et d'arrogance s'il parvient à quelques
honneurs »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote36anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote36sym&quot; id=&quot;sdfootnote36anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;36&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Calvin s'inquiète
avant l'heure du développement sans limites des besoins et décrit avec
précision la course effrénée des pauvres après les biens que possèdent toujours
des plus riches. Il décrit non seulement cette course effrénée - préfigurant la
« société de consommation » qui décrira Baudrillard – mais
l'influence qu'elle a sur les mentalités. Certes, il y a là une manière
conservatrice d'appeler à rester à sa place. Mais reformulée par Calvin à la
fin du paragraphe comme une règle de « savoir se tenir modérément en
abondance, et avoir bonne patience en pauvreté », elle est aussi une
critique des inégalités de richesse excessive, voir un appel à ce que nous
appellerions aujourd'hui la sobriété volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Troisième règle :
« Nous sommes des administrateurs des biens de Dieu ».&lt;/strong&gt; Tout
nous est donné par Dieu « comme un dépôt dont il nous faudra une fois
rendre compte», Dieu qui a en horreur « toute intempérance, orgueil,
ostentation et vanité ; de qui nulle gestion n'est approuvée, sinon celle
qui est ordonnée à la charité. »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote37anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote37sym&quot; id=&quot;sdfootnote37anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;37&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; Que l'on soit croyant ou pas, nous pouvons
partager cette idée que la terre nous est confiée et que nous devons rendre des
comptes sur son administration, par exemple à nos enfants, ou aux pays du sud
qui doivent pouvoir se développer et à qui nous avons volé leur
« quota » d'émission de Co2 supportable par l'atmosphère, envers qui
nous avons un devoir de « charité » - solidarité pourrait-on dire
aujourd'hui. L'intempérance, l'orgueil, l'ostentation et la vanité ne
sont-elles pas quelques-uns des comportements – il faudrait rajouter l'appât
capitaliste du gain – qui sont à l'origine de la crise écologique ? La question
de la charité n'a-t-elle pas des échos avec les débats actuels sur le partage
des richesses ?&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quatrième règle :
« regarder sa vocation en tous les actes de la vie ».&lt;/strong&gt; Là
encore, une lecture rapide – et pas forcément fausse – peut laisser à penser
qu'il y a un appel à « rester à sa place » : « celui qui se sera
de petite estime, se contentera néanmoins paisiblement de sa condition, de peur
de sortir du degré auquel Dieu l'aura colloqué »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote38anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote38sym&quot; id=&quot;sdfootnote38anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;38&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Mais Calvin, en cela, n'appelle-t-il
également à la dignité de tous, même du plus petit (« il n'y aura oeuvre si
méprisée, ni basse, qui ne reluise devant Dieu, et ne soit fort précieuse,
moyennant qu'en elle nous servions à notre vocation ») qui aura des
résonances écologiques durables. Comme l'écrit Otto Schaefer « en lisant
des ouvrages naturalistes du XVIe siècle on est frappé par la récurrence de
certains motifs théologiques, par exemple celui qui défend la dignité de la
petitesse et de la laideur. Olivier de Serres (1539 – 1619), père de
l’agronomie française, vante par exemple dans son monumental « Théâtre
d’agriculture » les mérites du ver à soie dont la laideur n’empêche pas
que Dieu l’ait choisi pour vêtir les princes et les rois. »&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote39anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote39sym&quot; id=&quot;sdfootnote39anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;39&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;On pourrait également évoquer les écrits
d'Olivier Abel sur les lichens&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote40anc&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote40sym&quot; id=&quot;sdfootnote40anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;40&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Cette règle est aussi un
appel à la cessation des tribulations humaines qui prend tout son sens dans
notre période de précarité des conditions et de changement permanent
obligatoire : Dieu connaît « combien l'entendement de l'homme brûle
d'inquiétude, de quelle légèreté il est porté ça et là, et de quelle ambition
et cupidité il est sollicité à embrasser plusieurs choses diverses tout
ensemble (...) Chacun donc est réputé à son endroit que son état lui est comme
une station assignée par Dieu, pour qu'il ne voltige et tourne ça et là
inconsidérément tout le cours de sa vie ». Une lecture contemporaine ne
peut-elle y lire une critique, à la fois de la course permanente aux
« opportunités de carrière », qui voit les cadres supérieurs changer
d'emploi tous les deux ans, et de la pression à l'employabilité qui ferait
obligation aux salariés d'accepter des contrats de plus en plus précaires et
n'importe quel poste qui leur serait proposé par l'administration ? N'y-a-t-il
pas quelque chose de subversif dans cette sentence que « Dieu commande à
chacun de nous de regarder sa vocation en tous les actes de la vie » ?
Tout ce que ce fais peut-être ma vocation, mais ce que je fais l'est-il ?
Est-ce que je le fais par vocation ou uniquement parce que j'y suis obligé, par
ma précarité ou ma volonté de ne rater aucune opportunité de carrière ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Conclusion : Quel
regard ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;User de ce monde comme n'en
usant pas, n'est-ce pas la première formulation moderne d'un appel à la
sobriété volontaire qui permet de laisser le monde dans l'état dans lequel nous
l'avons trouvé, c'est à dire avec une empreinte écologique zéro ? Notre planète
est petite, ses ressources sont limitées, et la sur-consommation d'un pays a
des conséquences pour toute la planète. N'est-ce pas parce que nous sommes
maintenant mis en face de la finitude du monde, de sa petitesse que reprennent
sens les réflexions de Calvin qui réfléchissait pour des petites communauté,
pour une société aussi petite que Genève, même si l'Institution est publiée
alors qu'il est encore à Noyon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;Calvin hier comme les
partisans de la décroissance aujourd'hui sont accusés de vouloir brider le
bonheur, de vouloir construire une société d'ascète. Ce serait mal lire Calvin
– mais aussi les partisans de la Décroissance – qui dénonce autant les ascète
que les athlètes, ceux qui se perdent dans les biens du monde comme ceux qui
s'en privent. Il faut sans doute reprendre chez Calvin des choses simples –
regarder les choses comme image du créateur, réfléchir à nos actes en fonction
de notre vocation, gérer le monde et non le dominer, rendre compte de nos
actes, gérer pour la charité, limité les inégalités de richesse... – mais aussi
relire ce qu'on s'attend le moins à y trouver : l'appel au plaisir. L'appel à
la simplicité du plaisir de regarder la nature, de profiter de ses goûts et ses
odeurs, l'émerveillement devant les résultats de l'activité solaire... Nous
avons avancé la piste que Calvin préfigurait une nouvelle façon de regarder le
monde et la nature. C'est peut-être cette piste qui reste la plus fructueuse :
pour changer notre rapport au monde, comme le regarder différemment aujourd'hui
?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;
&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Calvin (Jean) — Institution chrétienne. Genève,
Labor et Fides, 1955.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Chenu (M.D) — St Thomas d'Aquin et sa théologie.
Paris, Le Seuil, 1959.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Foucault (Michel) — Les mots et les choses.
Paris, Éditions Gallimard (Nrf), 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Abel (Olivier) — De l'amour des ennemis. Paris,
Albin Michel, 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Schaefer (Otto), Lavignotte (Stéphane) —
« Environnement et développement durable : une spécificité protestante
? », in Information Evangélisation, n°2 (avril 2008), pp. 29-32.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Bastaire (Hélène et Jean) — Pour une écologie
chrétienne. Paris, Les éditions du Cerf, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote1anc&quot; id=&quot;sdfootnote1sym&quot;&gt;1&lt;/a&gt;L'institution, I.1,1 - p.3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote2&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote2sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote2anc&quot; id=&quot;sdfootnote2sym&quot;&gt;2&lt;/a&gt;L'institution, I.1,1 - p.7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote3&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote3sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote3anc&quot; id=&quot;sdfootnote3sym&quot;&gt;3&lt;/a&gt;L'institution I.2,1 - p.6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote4&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote4sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote4anc&quot; id=&quot;sdfootnote4sym&quot;&gt;4&lt;/a&gt;L'institution I.5,1 - p.17&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote5&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote5sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote5anc&quot; id=&quot;sdfootnote5sym&quot;&gt;5&lt;/a&gt;L'institution I.5,1 – p.18&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote6&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote6sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote6anc&quot; id=&quot;sdfootnote6sym&quot;&gt;6&lt;/a&gt;L'institution I.5,3 - p.19&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote7&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote7sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote7anc&quot; id=&quot;sdfootnote7sym&quot;&gt;7&lt;/a&gt;L'institution I.5,5 - p.22&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote8&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote8sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote8anc&quot; id=&quot;sdfootnote8sym&quot;&gt;8&lt;/a&gt;L'institution I.5,5 - p.23&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote9&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote9sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote9anc&quot; id=&quot;sdfootnote9sym&quot;&gt;9&lt;/a&gt;L'institution I.5,12 – p.24&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote10&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote10sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote10anc&quot; id=&quot;sdfootnote10sym&quot;&gt;10&lt;/a&gt;L'institution I.14,20 -
p.128&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote11&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote11sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote11anc&quot; id=&quot;sdfootnote11sym&quot;&gt;11&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;L'institution III.10,2 - p.188&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote12&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote12sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote12anc&quot; id=&quot;sdfootnote12sym&quot;&gt;12&lt;/a&gt;L'institution I.1,1 - p.3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote13&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote13sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote13anc&quot; id=&quot;sdfootnote13sym&quot;&gt;13&lt;/a&gt;L'institution I.14,21&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote14&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote14sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote14anc&quot; id=&quot;sdfootnote14sym&quot;&gt;14&lt;/a&gt;Michel Foucault, Les mots et
les choses, NRF, Editions Gallimard, Paris, 1966, p.47&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote15&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote15sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote15anc&quot; id=&quot;sdfootnote15sym&quot;&gt;15&lt;/a&gt;Michel Fouacault, ibid. , p.34&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote16&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote16sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote16anc&quot; id=&quot;sdfootnote16sym&quot;&gt;16&lt;/a&gt;Michel Foucault, ibid., p.48&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote17&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote17sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote17anc&quot; id=&quot;sdfootnote17sym&quot;&gt;17&lt;/a&gt;L'institution I.2,2 -
p.7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote18&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote18sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote18anc&quot; id=&quot;sdfootnote18sym&quot;&gt;18&lt;/a&gt;L'institution I.14,2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote19&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote19sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote19anc&quot; id=&quot;sdfootnote19sym&quot;&gt;19&lt;/a&gt;L'institution I.14,20 - p.129&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote20&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote20sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote20anc&quot; id=&quot;sdfootnote20sym&quot;&gt;20&lt;/a&gt;L'institution I.15,3 - p.136&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote21&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote21sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote21anc&quot; id=&quot;sdfootnote21sym&quot;&gt;21&lt;/a&gt;L'institution I.14,22 -
p.131&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote22&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote22sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote22anc&quot; id=&quot;sdfootnote22sym&quot;&gt;22&lt;/a&gt;L'institution I.14,20 -
p.128-129&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote23&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote23sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote23anc&quot; id=&quot;sdfootnote23sym&quot;&gt;23&lt;/a&gt;L'institution I.1,3 -
p.5&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote24&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote24sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote24anc&quot; id=&quot;sdfootnote24sym&quot;&gt;24&lt;/a&gt;L'institution I.16,1&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote25&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote25sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote25anc&quot; id=&quot;sdfootnote25sym&quot;&gt;25&lt;/a&gt;L'institution I.16,2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote26&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote26sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote26anc&quot; id=&quot;sdfootnote26sym&quot;&gt;26&lt;/a&gt;L'institution I.16,5&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote27&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote27sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote27anc&quot; id=&quot;sdfootnote27sym&quot;&gt;27&lt;/a&gt;L'institution I.16,2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote28&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote28sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote28anc&quot; id=&quot;sdfootnote28sym&quot;&gt;28&lt;/a&gt;Michel Foucault, ibid.,
p.73&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote29&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote29sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote29anc&quot; id=&quot;sdfootnote29sym&quot;&gt;29&lt;/a&gt;Otto Schaefer, Stéphane
Lavignotte, Environnement et développement durable : une spécificité
protestante ? Information Evangélisation n°2, avril 2008, p31&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote30&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote30sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote30anc&quot; id=&quot;sdfootnote30sym&quot;&gt;30&lt;/a&gt;Otto Schaefer, Stéphane
Lavignotte, ibid. , p.30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote31&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote31sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote31anc&quot; id=&quot;sdfootnote31sym&quot;&gt;31&lt;/a&gt;L'institution III.10,1, -
p.186&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote32&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote32sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote32anc&quot; id=&quot;sdfootnote32sym&quot;&gt;32&lt;/a&gt;Ibid., p186-187&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote33&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote33sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote33anc&quot; id=&quot;sdfootnote33sym&quot;&gt;33&lt;/a&gt;L'Institution III.10,3 - p.
188&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote34&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote34sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote34anc&quot; id=&quot;sdfootnote34sym&quot;&gt;34&lt;/a&gt;L'Institution III.10,3 -
p.189&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote35&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote35sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote35anc&quot; id=&quot;sdfootnote35sym&quot;&gt;35&lt;/a&gt;L'Institution III.10,5a -
p.190&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote36&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote36sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote36anc&quot; id=&quot;sdfootnote36sym&quot;&gt;36&lt;/a&gt;L'Institution III.10,5b -
p.190&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote37&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote37sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote37anc&quot; id=&quot;sdfootnote37sym&quot;&gt;37&lt;/a&gt;L'Institution III. 10, 3 -
p.190&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote38&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote38sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote38anc&quot; id=&quot;sdfootnote38sym&quot;&gt;38&lt;/a&gt;L'Institution III. 10,6 -
p.191&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote39&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote39sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote39anc&quot; id=&quot;sdfootnote39sym&quot;&gt;39&lt;/a&gt;Otto Schaefer, Stéphane Lavignotte, &lt;em&gt;ibid&lt;/em&gt;. , p.
30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote40&quot;&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;
&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote40sym&quot; href=&quot;http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/#sdfootnote40anc&quot; id=&quot;sdfootnote40sym&quot;&gt;40&lt;/a&gt;Olivier Abel, De l'amour des ennemis, Albin Michel,
Paris, 2002, p. 336&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/11/11/Pistes-de-r%C3%A9flexion-%C3%A9thique-sur-la-question-de-la-nature...#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Articles et conférences...</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2008/03/16/Articles-et-conferences</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Jun 2010 22:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Agenda</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Pas mal de rendez-vous autours de la sortie de &amp;quot;La décroissance est-elle
souhaitable ?&amp;quot; (Textuel 2010)...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 31 mars 2010/Nîmes :&lt;/strong&gt; rencontre avec Stéphane
Lavignotte (auteur de La décroissance est-elle souhaitable?), dans le cadre des
&amp;quot;soirées débats avec le NPA&amp;quot;, Centre Pablo Neruda (1 place Hubert Rouger 30900
Nîmes), 19h&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mardi 6 avril – 19h45/Paris 10e :&lt;/strong&gt; « La décroissance
est-elle souhaitable ? » Rencontre avec Stéphane Lavignotte et un
contradicteur (en cours de confirmation). Débat animé par Jerôme Gleizes,
revues Ecorev’ et Multitudes Lieu : Péniche Antipode en face de l'Espace
Ephemere, sur le Canal St Martin quai de Valmy, M°Jaurès. &lt;a href=&quot;http://www.sdd10.com&quot;&gt;Dans le cadre de la Semaine du développement
durable.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vendredi 9 avril à 19h30/Paris 19e :&lt;/strong&gt; &amp;quot;Vivre autrement, changer
la société : réflexions sur l'expérimentation sociale et politique
(sobriété volontaire, AMAP, vélorution, éco-quartier...)&amp;quot;&lt;br /&gt;
avec&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Lavignotte, ancien journaliste et militant des Verts, aujourd'hui
pasteur à la mission populaire de la Maison verte, auteur de La Décroissance
est-elle souhaitable ?, Textuel, 2010 ;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Colomb, membre du collectif Vélorution !, militant LGBT ;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alice Le Roy, chargée de cours d'écologie urbaine à l'IUT de Paris 8,
conseillère sur les questions d'environnement à la mairie de Paris ;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jérôme Vidal, directeur de publication de La Revue Internationale des Livres
et des Idées&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et en présence de l'équipe de la revue&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(dossier de la Rili : « Comment vivons-nous ? Consumérisme,
productivisme, saccage de la planète : le monde contemporain au crible de
la décroissance, de l'écosocialisme et de la deep ecology »)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;au restaurant de la Poste&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35 bd de Belleville, 75019 Paris (métro Belleville)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 19 avril / Lausanne (Suisse)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La décroissance est-elle souhaitable ? Stéphane Lavignotte, Pasteur à la
Maison Verte, Paris 18e (Mission populaire évangélique de France), il est un
des fondateurs de Vélorution et de la revue Ecorev’.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 19 avril 2010 19H30-21H Café-Théâtre Le Pois Chiche 119, Avenue de
Morges, Lausanne Bus 7 arrêt Prélaz www.poischiche.ch/cafe.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formule « café décroissance » : un invité d’ici ou d’ailleurs,
une introduction à la discussion de vingt minutes, le temps de débattre de
19H30-21H, dans un lieu d’écoute et de partage, une calebasse pour les quelques
frais, un couscous à l’étage dès 21H pour prendre le temps de se connaître en
mangeant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROC-Vaud (Réseau Objection de Croissance) désirant rassembler autour du
projet de société de décroissance soutenable (placer l'économie au service de
l'homme et non pas l'inverse, relocaliser l'économie, redistribuer les
richesses) rocvd@decroissance.ch www.decroissance.ch&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/event.php?eid=114787961866524&amp;amp;ref=ts&quot;&gt;Une
page FaceBook&lt;/a&gt; a été ouverte sur ce débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;mardi 25 mai/Paris 9e&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Débat autour du livre à la Librairie protestante &amp;quot;Un temps pour tout&amp;quot; 47, rue
de Clichy, M°Place de Clichy le mardi 25 mai à 18h.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 2 juin 20h/Paris 13e/&lt;/strong&gt;Auditorium de la Maison du
Mexique de la Cité Internationale Universitaire de Paris (RER Cité
universitaire) est disponible pour le 2 juin 2010 (mercredi). Débats autour du
livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Articles&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vivons-nous ? Décroissance, &amp;quot;allures de vie&amp;quot; et
expérimentation politique.&lt;/strong&gt; Entretien de Stéphane Lavignotte avec
Charlotte Nordmann et Jérôme Vidal, Revue internationale des livres et des
idées de mars 2010. Dans un dossier avec également des articles très
intéressants de Fabrice Flipo sur l'écologie profonde et de Michaël Lowy sur
l'écosocialisme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Faux amish ? est-il possible de ne pas accepter toutes les
innovations techniques qui nous sont proposées ? Que nous apprennent les
amishs&amp;quot;&lt;/strong&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.editions-parangon.com/f/index.php?sp=coll&amp;amp;collection_id=8&quot;&gt;Entropia&lt;/a&gt;
n°5 automne 2008.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Quelle politique des modes de vie ? L'écologie adolescente
entre contrainte et reveil du désir&amp;quot;&lt;/strong&gt;, dans Contretemps n°21
&amp;quot;Capitalisme, crises et développement&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Vivre ensemble&amp;quot;, article&lt;/strong&gt; écrit avec &lt;a href=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Véronique Dubarry&lt;/a&gt;, dans
&lt;a href=&quot;http://ecorev.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ecorev'&lt;/a&gt; n°28, automne 2007.
Numéro consacré à André Gorz avec d'excellentes contributions de Yann
Moulier-Boutang, Bernard Guibert, Alain Lipietz, Jean Zin, des reprises
d'anciens textes et interviews d'André Gorz et un texte sur le travail envoyé à
la revue peu de temps avant son suicide avec Doreen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2008/03/16/Articles-et-conferences#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;La décroissance est-elle souhaitable ?&quot; sur France-Culture</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/06/06/%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-sur-France-Culture</link>
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    <pubDate>Sun, 06 Jun 2010 23:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ecologie politique</category>
            
    <description>    Dans &amp;quot;Terre à terre&amp;quot; de Ruth Stegassy, dialogue avec Cédric Durand, auteur de
&amp;quot;Le capitalisme est-il indépassable ?&amp;quot;. A écouter &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.com/emission-terre-a-terre-phyto-bar-la-decroissance-est-elle-souhaitable-2010-06-05.html&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/06/06/%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22-sur-France-Culture#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les &quot;potes-frontières&quot;, politique corporelle de la nation</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/05/25/Les-%22potes-fronti%C3%A8res%22%2C-politique-corporelle-de-la-nation</link>
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    <pubDate>Tue, 25 May 2010 00:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Etudes post-coloniales</category>
        <category>Foulard</category><category>Immigration</category><category>Islam</category><category>sans-papiers</category><category>sarkozy</category>    
    <description>Les frontières françaises se sont éloignées aux limites de l'Europe, et en même
temps elles se sont rapprochées. Elles passent dorénavant à travers certains
individus, certaines familles, qui subissent en permanence la pression
policière qui s'appliquait précédemment aux frontières.    &lt;p&gt;Les frontières étaient un lieu, elles sont devenues des personnes : les
&amp;quot;postes-frontières&amp;quot; ont été remplacés par les &amp;quot;potes-frontières&amp;quot;. Certes, la
peur du viol de nos  frontières perdure et on construit toujours des
lignes Maginot, aussi inefficaces que criminelles. Mais cette peur des &amp;quot;féroces
soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes&amp;quot;
résonne désormais à l'intérieur, comme un long et sinistre écho. Le regard
suspicieux du douanier est multiplié par ceux des centaines de milliers de
policiers et de gendarmes dans les rues, les gares, les trains, les métros. On
n'est plus suspect pour ce que l'on fait - passer illégalement la frontière -,
mais pour un corps, un être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hier, l'angoisse nationale était la pénétration du territoire français par des
troupes étrangères. Aujourd'hui, c'est la pénétration du « corps de la
nation »* par des gênes étrangers. Le corps blanc de la nation &amp;quot;France&amp;quot;
n'ose s'avouer cette nouvelle réalité qui réveille chez lui une vieille
angoisse : déjà  pénétré et ensemencé, il a commencé à changer de couleur.
Espérant ralentir l'inéluctable, les défenseurs de la frontière la déplacent
jusque dans l'intime. Les &amp;quot;potes-frontières&amp;quot; sont désormais suspects par leur
tendresse, leur sang, leur sperme, leurs menstrues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nouvelles figures fantasmatiques de cette contamination apparaissent. Le
garçon arabe symbole du viol comme l'est l'homme noir aux Etats-Unis. La
famille sans-papiers et sa ribambelle d'enfants. Le couple mixte toujours
suspect de mariage blanc. L'homme musulman potentiellement polygame, cachant
des blanches sous une burqua. Les femmes se trouvent au centre du dispositif :
tout d'un coup de bonnes âmes, jusque là peu engagées dans le féminisme,
partent en guerre contre les mariages forcés, la polygamie, le port du voile ou
de la burqua ; la burqua, ça c'est une frontière facile à surveiller 
!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait sortir de cette logique du « corps de la nation » pour
défendre celle de la nation comme contrat rénégocié en permanence, convergence
des volontés, histoire commune en construction. Mais puisqu'on nous impose une
politique des corps, répondons par une autre politique des corps qui pourrait
nous ramener à une politique du contrat. Au corps réduit au biologique,
opposons les corps qui parlent, tissent des relations, construisent des
histoires. C'est bien plus que l'épaisseur d'une frontière, c'est déjà
l'épaisseur de la vie : &amp;quot;nous vivons un nouveau corps social, nos vies (se)
passent (de) vos frontières&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Stéphane Lavignotte, « Vivre égaux et différents », Editions
L'atelier, Paris, 2008.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remise à jour d'une chronique parue dans &amp;quot;Causes commune&amp;quot;, journal de la
Cimade.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/05/25/Les-%22potes-fronti%C3%A8res%22%2C-politique-corporelle-de-la-nation#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Omar et Fred, de notre côté du miroir</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/04/15/Omar-et-Fred%2C-de-notre-c%C3%B4t%C3%A9-du-miroir</link>
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    <pubDate>Thu, 15 Apr 2010 00:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Gender studies</category>
        <category>Butler</category><category>fantasme public</category><category>Ricoeur</category><category>Technologies de genre</category><category>Un homme cest comme ça !</category><category>Une femme cest comme ça</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=8596204020499282001&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;326&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=8596204020499282001&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
Omar-Fred-SAV...BARWITA.NET.wmv&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a un programme court que j'aime bien sur Canal plus. Cela s'appelle le
Service Après Vente des émissions animés par Omar et Fred, chaque jour vers
20h30.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;On voit l'un des deux qui appelle l'autre par téléphone, ce dernier étant
comme le service aprés-vente des émissions de télé, le premier donnant ses
critiques, remarques, comme quand on est content ou pas d'un produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les blagues sont très inégales, pas toujours légères, parfois franchement
dadaïstes. Quand Omar qui est noir, joue au noir, c'est souvent la pire des
caricatures, qui ferait passer le &amp;quot;yabon banania&amp;quot; pour un monument de
politiquement correct. Quand l'un ou l'autre joue à l'homosexuel, c'est a peu
prés aussi léger que la cage aux folles. Ces carricatures là, on les connait.
On caricature toujours les femmes, les personnes noirs ou arabes ou les
homos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce que j'aime c'est que Fred fait le blanc. Et Omar et Fred font l'homme,
et font l'hétéro. Et ils les caricaturent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il grossit les traits du blanc dans sa supériorité si évidente pour lui-même.
L'hétéro dans son machisme facile. L'homme y compris dans sa difficulté à
devoir être un mec, un vrai. A travers leur humour, Omar et Fred arrivent à
renverser le miroir et à nous poser quelques questions de fond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils nous rappellent que toutes ces identités ont une part de performance, au
sens théâtrale, au sens du performatif : des mots et des gestes qui font
advenir la réalité, comme &amp;quot;Je vous déclare mari et femme&amp;quot; fait advenir le
couple marié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils renversent nos évidences. On se dit que c'est dur d'être une femme dans
l'entreprise, en politique. Mais ne devrait-on pas se demander pourquoi c'est
si facile d'y être un homme ?&lt;br /&gt;
On parle du « problème noir » en France, on se demande ce qu'est
« être noir ». Mais pourrait-on poser la question d'être blanc, ce que ça
signifie, ou s'il n'y a pas un « problème blanc », qu'on pourrait nommer
discrimination ? (voir là-dessus les excellents écrits de Pierre
Tévanian).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle du douloureux problème de l'homosexualité, certains s'inquiètent du
fait que l'homosexualité puisse devenir un modèle pour les adolescents si le
mariage était ouverte aux personnes gays et lesbiennes. Mais l'hétérosexualité,
ce qu'elle installe de domination dans les rapports homme-femme par exemple,
les cases dans lesquels beaucoup d'hommes ou de femmes se sentent à l'étroit,
tout ça n'est-il pas un douloureux problème ? Compte tenu de son bilan en
terme de névroses, la famille hétérosexuelle peut-elle se poser en modèle
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le dernier chapitre du second tome de &amp;quot;la philosophie de la volonté&amp;quot;, Paul
Ricoeur développe combien &amp;quot;le symbole donne à penser&amp;quot;. On n'a pas forcément à
chercher derrière le symbole pour découvrir ce qui serait caché, écrit-il. Il
nous invite à penser à partir du symbole. Il n'y a pas à chercher ce que
voudraient dire Omar et Fred, ce qu'il y a de message caché dans leurs
sketchs : sans doute ne veulent-ils que nous faire rire, ce qui n'est ni
aisé, ni futile. Mais nous pouvons penser à partir de leur symbolisation de
l'homme, du noir, du blanc, de l'homo. Nous sommes mis devant nos évidences,
mis au pied du mur de nos certitudes et renvoyés à cela. A ceux qui lui
amenaient une femme adultère, Jésus les amenait à penser à partir de leur
geste, plutôt qu'à chercher la faute derrière la femme : « Que celui
qui n'a jamais pêché jette la première pierre ». Jésus renversait la question,
c'était un de ses exercices préférés. Omar et Fred, nous font penser à partir
de leurs images, renversent les images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et nous, quand les choses nous semblent évidentes, pourquoi ne jouerions-nous
pas à ce jeu : renverser la question, voir ce que serait le contraire de
l'évidence, renverser ou renvoyer la question ? Penser à partir, depuis
nos évidences.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/04/15/Omar-et-Fred%2C-de-notre-c%C3%B4t%C3%A9-du-miroir#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Décroissance régionale</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/04/10/D%C3%A9ceoissance-r%C3%A9gionale</link>
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    <pubDate>Sat, 10 Apr 2010 20:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ecologie politique</category>
        <category>Décroissance</category><category>Ecologie</category><category>Ellul</category>    
    <description>&lt;p&gt;Tribune parue dans &lt;a href=&quot;http://www.temoignagechretien.fr&quot;&gt;Témoignage
Chrétien&lt;/a&gt; à l'occasion des élections régionales.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'écologie est au centre des élections régionales. Pas sûr pour autant que
les candidats évitent les vieilles et fausses solutions. De ce point vue, la
critique apportée par les militants et les intellectuels qui se reconnaissent
dans le mot d'ordre de la « décroissance » pourrait être cruelle pour
bien des programmes. Mettons-nous dans leurs pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'économie faisant partie des prérogatives des régions, les grands listes
placent au centre de leur programme le développement de l'attractivité des
régions, le développement économique à tout prix. En dehors même du non-sens
d'une concurrence des régions les unes contre les autres, ces mots d'ordre
montrent combien les vieux partis ont du mal à se débarrasser de l'idolâtrie
des Trente Glorieuses de la croissance pour la croissance : c'est pourtant
le gaz carbonique rejeté durant cette période qui aujourd'hui sature
l'atmosphère et crée la crise climatique. Une croissance infinie dans un monde
fini a-t-elle encore un sens ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Les plus modernes parleront de « croissance verte », guère plus crédible que feu la guerre propre : la nouvelle économie s'ajoute plus à l'ancienne qu'elle ne la remplace et surtout ce modèle est victime de ce que les objecteurs de croissance ont identifié comme « l'effet rebond ». Prenons l'exemple de l'automobile : chaque voiture pollue moins – ce qu'on appelle « l'éco-efficience » - mais comme il en y a de plus en plus, au total, le secteur automobile pollue plus... Si les régions veulent soutenir l'éco-efficience des entreprises et des infrastructures, cela n'aura de sens en terme d'économie des matières premières et de réduction des émissions de Co2, que si en même temps elles s'engagent dans un frein voir une décroissance des activités polluantes et énergivores.&lt;br /&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Les transports – autre prérogatives des régions – illustrent également
combien l'enfer écologique est pavé de bonnes intentions vertes. Apparemment,
quelle meilleure idée que de développer les transports en commun pour offrir
une alternative à l'automobile ? Mais si les habitats continuent à se
disperser, si les personnes logent toujours plus loin de leur lieu de travail,
l'effet rebond pointera le bout de son nez. Une politique écologique
consiste-t-elle à développer tous azimuts les transports – même
écologique ? Ou à réduire les mobilités, en particulier les mobilités
contraintes, quand par exemple on habite loin de son travail parce que plus
prés, l'immobilier est plus cher ? Une politique de la décroissance est
alors moins une politique de transport qu'une politique d'aménagement du
territoire : faire que dans les mêmes zones cohabitent emplois et
logements, développer le logement social là où il y a de l'emploi et
inversement, enrayer la spéculation immobilière, faciliter les déménagements...
et faire décroître une région aussi monstrueuse que l'Ile-de-France. Ne
faudrait-il pas aussi appliquer aux transports la revendication des objecteurs
de croissance d'une « gratuité de l'usage et du renchérissement du
mésusage » ? Comme il n'est pas logique qu'on paie le même prix l'eau
pour remplir une piscine ou laver ses enfants, est-il juste que le cadre
supérieur qui a choisi d'habiter en Vallée de Chevreuse alors qu'il travaille à
Paris paie son kilomètre de transport le même prix que l'habitante de Sarcelles
qui n'a pas choisi ni d'y habiter ni d'aller tous les jours à Paris pour
nettoyer le bureau du premier ? Comme la contrainte écologique oblige à ce
que les pays riches décroissent pour que les pays du Sud puissent se
développer, il faut que les mobilités inutiles (de luxe ou contraintes)
décroissent pour que puissent se développer les transports vers les quartiers
délaissés ou interbanlieues.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ces élections, on entendra dire que, parce que nous sommes tous sur
la même planète, les questions écologiques sont d' « intérêt
général », au-dessus des clivages politiques. Mais au prisme de la
décroissance, on voit bien que ces questions même au niveau local ne sont ni
au-dessus des clivages sociaux, ni des intérêts divergents entre le capital
d'un côté, la majorité de la population, l'environnement, la qualité de vie de
l'autre. Les candidats de la gauche sauront-ils mettre en avant cet
« intérêt écologique de classe » ? Ce dernier est celui de la
majorité de la population : il peut être le ciment non seulement de
majorités électorales mais le moteur d'un engagement du plus grand nombre, pour
ses propres intérêts et, dans le même temps, ceux de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Lavignotte, pasteur, militant écologiste et chroniqueur pour
Témoignage Chrétien, vient de publier « La décroissance est-elle
souhaitable ? », Petite encyclopédie critique, Textuel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Interview sur &quot;La décroissance est-elle souhaitable ?&quot;</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/04/08/Interview-sur-%22La-d%C3%A9croissance-est-elle-souhaitable-%22</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Apr 2010 20:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Ecologie politique</category>
        <category>Décroissance</category><category>Ecologie</category><category>Ellul</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Sur &lt;a href=&quot;http://ecolosphere.net/archives/1380-la-decroissance-est-elle-souhaitable-entretien-avec-stephane-lavignotte/&quot;&gt;
Ecolosphere.net&lt;/a&gt;, longue interview sur le livre réalisée par Philippe
Collomb.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tête de liste ou footballeur : que le noir reste invisible</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/01/28/T%C3%AAte-de-liste-ou-footballeur-%3A-que-le-noir-reste-invisible</link>
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    <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 23:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>Etudes post-coloniales</category>
        <category>Immigration</category>    
    <description>&lt;p&gt;Chronique de Fréquence protestante du 1er février 2010.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xc1cmt_regionales-meeting-ump-a-franconvil_news&quot;&gt;
Régionales : Meeting UMP à Franconville&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;p&gt;«Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais
en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça
change tout !» a déclaré le maire UMP de Franconville, jeudi, à propos Ali
Soumaré, tête de liste du Parti socialiste dans le Val d'Oise dans les
régionales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un noir comme Ali Soumaré, pour le maire UMP et blanc de Franconville,
spontanément, c'est un footballeur. Il faut une circonstance exceptionnel pour
que ce soit une tête de liste à une élection.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croisons maintenant cette déclaration avec celle de Georges Frêche. Laquelle
me demanderez-vous ? Celle où il dit qu'il ne votera pas pour Laurent
Fabius, d'origine juive, par ce qu'il n'a pas une tête très catholique ?
Celle où il traite des harkis de sous-hommes ? Un pasteur de la Cimade de
nazi (les protestants sont allemands et les allemands nazis, donc...)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, celle où il trouvait qu'il y a trop de noirs dans l'équipe de
France.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc pour le maire UMP de Franconville, un noir c'est forcément un
footballeur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour le président socialiste de la région Languedoc Roussillons, il y a
trop de footballeurs noirs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les noirs, ces deux hommes nous disent dans leur stéréo raciste, que
les noirs n'ont une place nulle part - « footbaleur peut-être ? non,
finalement pas ça non plus » - qu'il y en toujours trop, qu'ils sont
toujours trop visibles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, regardez les plateaux télés, les journalistes qui présentent les
journaux, les rôles principaux des films, les assemblés d'élus - le public lors
de ce meeting UMP où la phrase a été prononcée - regardez ce monde idéal qu'est
celui des médias et des responsables de ce monde. Dans ce monde idéal, il n'y a
pas de noirs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Tévanian, dans son petit livre « la mécanique raciste »(1)
faisait remarquer combien le racisme se nourrit qu'une partie de la population
soit comme une série de corps invisibles. Un racisme insidieux : pas
seulement le racisme qui ne voit l'autre que comme un corps dangereux, hurlants
mais le racisme qui ne voit pas l'autre. Et quand il se rend visible de manière
impossible à ne pas voir – parce qu'il est tête de liste à une élection, parce
qu'il joue dans l'équipe de France de football – alors il faut dire qu'il doit
être invisible. Quand il se fait entendre de manière à forcément être entendu –
Marie N'Diaye et ses déclarations avant son prix Goncourt – il doit se
taire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette problématique a déjà été posée par les noirs américains dans les
années 60, et plus particulièrement par Ralp Ellison dans son livre
« Homme invisible, pour qui chantes-tu ? ». Ralph Ellisson parle de
l'oeil externe, et de l'oeil interne qui sélectionne ce que voit le premier. Et
rend invisible une partie du visible. Il écrit : « Je suis un homme
invisible. Non, rien de commun avec ces fantômes qui hantent les romans d'Edgar
Allan Poe. Rien à voir non plus, avec les ectoplasmes de vos productions
hollywoodiennes. Je suis un homme réel, de chair et d'os, de fibres et de
liquides – on pourrait même dire que je posséde un esprit. Je suis invisible,
comprenez bien, simplement parce que les gens refusent de me voir. Comme les
têtes sans corps qu'on voit parfois dans les exhibitions foraines, j'ai l'air
d'avoir été entouré de miroirs de gros verres déformant. Quand ils s'approchent
de moi, les gens ne voient que mon environnement, eux-mêmes ou les fantomes de
leur imagination – en fait ils voient tout et n'importe quoi, sauf moi.
»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Pierre Tévanian, La mécanique raciste, Editions Dilecta, 2008. Poster un
nouveau commentaire&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2010/01/28/T%C3%AAte-de-liste-ou-footballeur-%3A-que-le-noir-reste-invisible#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Des religieux bien trop modernes…</title>
    <link>http://blog.stephanelavignotte.fr/post/2009/12/22/Des-religieux-bien-trop-modernes%E2%80%A6</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 08:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editeur</dc:creator>
        <category>théologie et genres</category>
            
    <description>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Texte réagissant à un déclaration interreligieuse
&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic;&quot; class=&quot;ptitre&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lyon.catholique.fr/?Le-mariage-c-est-l-union-d-un&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=1846&quot;&gt;Le mariage, c’est
l’union d’un homme et d’une femme&lt;/a&gt;&amp;quot; publiée à Lyon en février
2007.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    On dit souvent les responsables religieux aveugles aux réalités de leur époque,
prisonniers de manières de voir passéistes. Les responsables chrétiens#,
musulmans et juifs lyonnais qui ont signé un appel contre le mariage pour les
personnes de même sexe viennent de montrer que c’est tout le contraire. Que
répètent-ils de ligne en ligne quant au mariage ? Ce «repère fondateur de
l’humanité», ce «socle fondateur», cette «institution aussi essentielle ne peut
pas être soumise aux fluctuations des courants de pensée.» Le mariage, la
famille réduite au couple homme-femme existerait partout, de tout temps à
jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En croyant que ce qui existe ici et aujourd’hui a existé partout et toujours,
ils réduisent la famille à une conception très moderne et très occidentale de
la famille. L’anthropologie, l’histoire, la simple observation de la réalité
qui nous entoure nous montrent pourtant - et pas seulement dans d’autres temps
ou d’autres civilisations - qu’existent toutes les formes de configuration
familiales, de façons de vivre ensemble pour hommes et des femmes : polygamie,
polyandrie, famille matrilinéaire, répartitions diverses des taches et des
fonctions... S’il faut un spermatozoïde et une ovule pour concevoir
biologiquement un enfant, en revanche, il n’y a pas toujours, et pas toujours
eu, un homme et une femme pour l’élever. Il n’y a pas besoin d’adhérer à
l’ensemble des thèses de Michel Foucault pour reconnaître que ce que nous
mettons aujourd’hui derrière les identités «hommes», «femmes», «famille»,
«homosexualité», «hétérosexualité» émergent au plus tôt avec le XVIIe siècle,
s’affirme avec la modernité et que la famille se fixe sur le modèle non plus
«élargi» mais nucléaire (papa maman deux enfants, PME) seulement après la
deuxième guerre mondiale. Et n’a cessé d’évoluer depuis : les familles
monoparentales, recomposées et homo parentales sont dorénavant
majoritaires.&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Quant au mariage, il est assez comique d’en faire un repère «fondateur» de
l’humanité et de s’appuyer pour cela sur la bible. Avant d’écrire leur texte,
nos brillants auteurs auraient bien fait de rouvrir le-dit livre et ne pas se
contenter de leurs souvenirs de catéchismes. Savez-vous combien de fois est
cité dans la bible cette institution «fondatrice» que serait le mariage ? A
peine quatre fois et le terme «marié» neuf fois. La théologienne lesbienne
Viriginia Ramsey Mollenkott, se penchant sur la famille dans la bible, a
recensé quarante sortes de familles différentes : de la famille élargie à
l’extrême (318 hommes, sans compter femme et enfants dans la maisonnée
d’Abraham !), aux familles polygames ou polyandres, en passant par des mariages
à l’essai, les mariages «platoniques», les unions de force… et bien sûr
quelques histoires entre personnes de même sexe comme David et Jonathan, Ruth
et Noémie… Les pétitionnaires lyonnais en appellent à la Genèse écrivant : «Les
récits fondateurs de l’humanité sont bâtis sur la différence et la
complémentarité de l’homme et de la femme. Les croyants en voient l’attestation
dans les récits de la création (…) Ils sont appelés à s’unir dans le mariage
pour donner la vie et la faire grandir.» La «complémentarité» et la
«différence» sont à ce point mises en avant dans la Genèse que «la femme» est
fabriquée par Dieu à partir d’un bout de chair de l’homme - le clone comme
summum de l’altérité ! La raison évoquée par l’homme pour retenir la femme
comme aide à son goût - «voilà l’os de mes os et la chair de ma chair» - évoque
d’autant moins une insistance sur la différence que cette expression dans
l’ancien Israël désigne l’appartenance à une même famille, un même peuple. Et
comment le texte de la Genèse se termine-t-il ? «Ils furent heureux en se
nourrissant l’un l’autre de leur différence, en respectant ce qu’ils avaient de
spécifique» ? Le voilà clôt par un très très peu altéritaire : «tous deux ne
ferons plus qu’un». L’absence de honte quand «ils se virent nus» (ce n’est
qu’après la «chute» qu’ils cachent leurs sexes) ne signifie-t-il pas le
caractère absolument secondaire du sexuel - et donc de l’altérité sexuelle - à
cette étape initiale de l’histoire mythique de l’humanité ? Enfin, s’ils
fusionnent à qui mieux mieux, en revanche, on cherchera en vain le moment où ce
couple que nos religieux lyonnais considèrent comme la référence absolue du
débat actuel sur la conjugalité se soumettent à ce «socle originel» que serait
le mariage… Comme il serait abusif de faire du Nouveaux testament, une ode au
mariage ou à la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Non seulement Jésus ne célèbre aucun mariage - raison pour laquelle ce n’est
pas un sacrement chez les protestants - mais le Messie a bien peu d’égard pour
sa propre famille. Quand elle vient le sermonner alors qu’il fait du scandale
en ville, il réplique : «Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis,
étendant la main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères.» Si
le danger est la relativisation de l’institution familiale, il semble que
l’ennemi soit dans la place… On pourrait encore citer Paul qui incite rester
célibataire - ça ne sert à rien de fonder une famille puisque le Royaume va
arriver - et de ne le faire que comme moindre mal pour encadrer le désir
sexuel… Il ne s’agit pas de dire que l’altérité soit sans importance dans les
relations de personnes mais qu’il est abusif de s’appuyer sur la Genèse pour le
dire, a fortiori si on réduit la question de l’altérité à sa dimension
biologique, corporelle, sexuelle, à la différence des sexes. Pas plus qu’il ne
serait sérieux de faire appel au texte biblique - les récits de David et
Jonathan ou de Ruth et Noémie déjà cités - pour justifier une position
favorable - que je défend - à la demande actuelle de mariage gay, il n’est
sérieux d’abuser du texte biblique pour défendre la position inverse. Posons
une question aux signataires du texte lyonnais : la Bible est-elle faite pour
justifier nos positions ou pour nous inviter à toujours nous remettre en route
? Ce texte est -il fait pour donner un avis définitif sur des réalités sociales
qui n’existaient pas en son temps ou pour nous déplacer de nos évidences par
son étrangeté ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Car il s’agit bien de cela : être capable de prendre de la distance par rapport
au temps dans lequel nous sommes immergés et qui voudrait nous guider nos
vérités - et je crois que Genèse 2 comme critique des mythes des peuples
environnants appelle d’abord à cela.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
En défendant le mariage, la famille, le couple tels qu’ils existent
majoritairement aujourd’hui, les responsables religieux lyonnais croient
défendre des institutions éternelles, naturelles, bibliques contre la
modernité. Mais au contraire, ils contribuent à une tendance profonde de nos
sociétés : transformer en sacralité les réalités modernes du mariage, du
couple, de la famille, des identités «hommes», «femmes», «homosexualité»,
«hétérosexualité»… Ils abondent dans le sens d’une très actuelle religion de
l’identité - au sens large - qui va à rebours d’un des appels principaux des
Évangiles : «Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre,
il n'y a plus ni homme ni femme.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soutenant la perpétuation de droits différents en fonction de soi disant
identités différentes - homo v/s hétéro - ils durcissent des enfermements
identitaires en contradiction avec l’appel Paulinien. A la suite de la
théologienne «queer» Elizabeth Stuart, ce qu’il s’agit de dénoncer, ce ne sont
pas les théologies en ce qu’elles seraient en retard sur la modernité mais au
contraire de partir de la théologies pour mettre en question ces réalités
temporelles que la modernité transforme en nouvelles divinités. Et ce qui vaut
pour les idoles de la normalité hétérosexuelle vaut également pour celles de la
consommation, de la réussite ou de la croissance.&amp;quot;</description>
    
    
    
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